Microsoft, piraté, accuse la Chine d’être à l’origine de la cyberattaque

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Microsoft est victime d’une cyberattaque de grande ampleur, et c’est la Chine qui se cacherait derrière ! Cela fait des années qu’on dit, en plaisantant à moitié, que la prochaine guerre sera cyber. Et bien aujourd’hui la plaisanterie ne fait plus rire personne.

Microsoft a partagé les preuve du piratage avec les Etats-Unis

Nous avons basculé dans la guerre informatique. Il y a deux ou trois ans, on avait soupçonné la Corée du Nord. En 2020, les Etats-Unis avaient accusé la Russie. Et là ce week-end, Microsoft l’a dit : des hackers à la solde de Pékin se sont attaqués à ses logiciels de gestion d’email. Le groupe affirme avoir des preuves qu’ils ont partagées avec le gouvernement américain qui accuse aussi la Chine.

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Les pirates ont trouvé une faille dans le système Exchange qui gère les emails de millions de clients dans les entreprises et les administrations. Les pirates ont profité de la faille qu’ils ont découvert pour s’inviter discrètement dans les PC de plus de 50.000 clients Microsoft. Et cela fait plusieurs mois qu’ils ont la possibilité de savoir tout ce qui passe. Et si Microsoft accuse l’Etat chinois c’est qu’on est plus dans une forme d’espionnage que de chantage.

 

Microsoft doit savoir que les attaques viennent de Chine car les pirates laissent des traces

Les pirates cherchaient des informations, ils ne cherchaient pas à bloquer des ordinateurs pour faire payer les entreprises qui cèdent parfois au cyber maîtres-chanteurs pour pouvoir récupérer leurs données. Et Microsoft doit savoir que les attaques viennent de Chine car les pirates laissent des traces. La sécurité à 100% n’existe pas. Dès qu’un ordinateur est branché sur Internet, on peut frapper à sa porte et si on découvre une faille on peut s’engouffrer. C’est pour ça que les éditeurs de logiciels passent leur temps à nous suggérer des mises à jour.

 

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Mais si l’attaque vient d’un Etat qui dispose de moyens colossaux et qui est patient, c’est souvent très dur de se protéger. On peut voir si des infos quittent massivement des serveurs mais c’est souvent trop tard. En fait la seule solution pour des applications véritablement critiques, ça va être de développer des réseaux informatiques nationaux et privés. Des boucles sur lesquelles personne ne peut se brancher sans y avoir été invité. Le problème c’est que cela coûte cher et que ça n’est pas pratique. Mais il faudra bien le faire car sinon un jour, depuis une capitale étrangère, un hacker pourrait décider de vider tous nos comptes en banques, d’éteindre tous nos feux rouges ou de plonger nos hôpitaux dans le noir.

David Barroux