« Même circulation de l’air dans la Grande salle Pierre Boulez qu’à l’extérieur » : L’étude choc publiée par la Philharmonie

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Alors que la réouverture théorique des salles de concert le 15 décembre n’est toujours pas garantie, la Philharmonie de Paris a réalisé une étude, en collaboration avec Dassault Systèmes, qui conclut que la Grande salle Pierre Boulez présente toutes les garanties favorables au retour du public et des orchestres dans les meilleures conditions sanitaires.

 

Dassault Systèmes a créé un modèle 3D de la Grande salle Pierre Boulez

Dans la perspective d’une réouverture prochaine, malgré l’incertitude qui subsiste autour de l’évolution de la pandémie de Covid 19, la Philharmonie de Paris s’est associée avec Dassault Systèmes pour expertiser la Grande salle Pierre Boulez afin d’assurer le retour du public et des orchestres dans les meilleures conditions. À cet effet, les équipes techniques de Dassault Système ont créé un modèle 3D de la salle qui a permis l’étude précise des flux d’air qui s’y déploient.

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La simulation des flux d’air à l’intérieur de la salle a démontré les effets positifs de son écoulement naturel ainsi que le fort impact de la réduction de la vitesse de ventilation sur le déplacement des particules. Les expérimentations ont également démontré les effets positifs du port du masque par les spectateurs.

Des scénarios ont illustré le déplacement des particules émises par un spectateur toussant avec ou sans masque, ainsi qu’avec un masque mal ajusté.

Concrètement, grâce aux données fournies par la Philharmonie, Dassault Systèmes a utilisé son logiciel de simulation pour créer un modèle 3D de la salle de concert à pleine capacité (2400 places). Les spécialistes ont pu ainsi visualiser la circulation de l’air depuis le deuxième balcon jusqu’au parterre et à la scène. Ces simulations ont permis d’examiner le comportement de ces flux d’air, et de démontrer que la réduction de la ventilation de la salle (vitesses de soufflage inférieures à 1 km/h) ralentit les déplacements de l’air sans pour autant affecter son renouvellement.

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Par ailleurs, plusieurs scénarios ont illustré le déplacement des particules émises par un spectateur toussant avec ou sans masque, ainsi qu’avec un masque mal ajusté. Les différences sont notables. Porté correctement, le masque joue un rôle majeur dans la baisse du nombre de particules émises dans l’air. L’ensemble de ces expérimentations a montré que la Grande salle Pierre Boulez présente un comportement similaire à celui d’un lieu de plein air, avec un risque de propagation très limité. Selon les conclusions de l’étude, en associant des mesures de protection individuelle comme le port d’un masque ajusté ainsi qu’une ventilation réduite, les risques de contamination du public et de l’orchestre par aérosols apparaissent donc fortement réduits.

Philippe Gault

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