Marcel Chevalier, dernier bourreau de France

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Vous lirez ce matin en page 8 de La Croix le portrait d’un certain Marcel Chevalier. Cet imprimeur typographe à Montrouge, tout près de Paris dans les années 70-80 était aussi à l’époque un interlocuteur quasi-unique du directeur des affaires criminelles, car son deuxième emploi, c’était guillotineur.

Jack Lang estimait que la guillotine était un élément du patrimoine historique

Marcel Chevalier, portrait du dernier bourreau de France, La Croix en parle à l’occasion du 40è anniversaire de l’abolition de la peine de mort. Il a débuté son métier à la fin des années 50, d’abord comme exécuteur adjoint. Marcel transportait puis montait l’échafaud. Puis ce sera à son tour d’actionner la guillotine. Au total, Marcel a assisté à 42 exécutions. Le 9 octobre 81, le couperet tombe,  finie la peine de mort.

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Marcel Chevalier est mis au chômage. Terminé, ces offices peu avouables qui lui rapportaient un peu plus de 1000 euros par mois. Un débat émerge à la chancellerie : faut-il lui verser une prime d’indemnité ? Robert Badinter, garde des sceaux à l’époque, était contre. Il voulait aussi envoyer la guillotine au débarras. Jack Lang, alors ministre de la Culture estimait au contraire qu’il s’agissait d’un élément du patrimoine historique. L’une d’entre elles est aujourd’hui conservée par le Mucem, à Marseille.

Marc Bourreau

 

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