L’interview d’Emmanuel Macron dans Valeurs actuelles est une « faute morale et politique »

Emmanuel Grégoire était l’invité de Renaud Blanc ce jeudi 31 octobre 2019, à 8h15. Le Premier adjoint de la maire de Paris, Anne Hidalgo, dénonce un « glissement brutal à droite du positionnement politique » d’Emmanuel Macron, suite à son interview dans Valeurs actuelles.

« Je suis choqué parce que je pense que c’est une faute morale et politique » dénonce Emmanuel Grégoire. Il rappelle que Valeurs actuelles n’est pas « n’importe quel journal » car il a fait l’objet d’une condamnation pour « incitation à la haine raciale ».  Le premier adjoint à la maire de Paris déplore le « décalage complet qu’il y a entre la forme, le support et le contenu ». Un contenu qui est « très peu clair sur le fond » ajoute-t-il. Pour Emmanuel grégoire, le chef de l’Etat « assume un glissement brutal de son positionnement politique à droite ». Emmanuel Grégoire juge que cela participe à la logique du en même-temps mais aussi à une stratégie de confrontation avec le RN en vue de l’élection présidentielle : «  Il y a une extrême diversité des opinions politiques en France. Ce n’est pas vrai qu’il n’y a que le macronisme et l’extrémisme ». Et il ajoute : « Qu’aurait-on pensé si Nicolas Sarkozy avait une interview de politique économique dans l’humanité. C’est aussi ubuesque et c’est prendre les gens pour des imbéciles » 

 

Municipales à Paris : le temps de la campagne n’est pas encore venu. 

Le temps de la campagne n’est pas encore venu. « La séquence dans laquelle nous sommes c’est d’abord une bataille de leadership et d’incarnation dans le camp d’en face. C’est un peu le bazar à LREM et on n’a toujours pas d’investiture du côté des Républicains » constate Emmanuel Grégoire. Il observe notamment qu’il y a un « immense flou » dans la stratégie d’alliance du parti présidentiel : « On ne comprend pas avec qui LREM souhaite gouverner Paris »  lance-t-il. Il estime qu’il est cependant « trop tôt pour en tirer des conclusions ».  Il explique que le groupe Paris en commun, qui soutiendra Anne Hidalgo en 2020, est dans une phase de réflexion : « On réfléchit, on travaille et la campagne s’accélérera sans doute en début d’année prochaine » . 

 

 

Arthur Barbaresi 

 

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