Line Rider : Quand la musique classique rencontre les jeux vidéos

DoodleChaos / Chaîne Youtube

Un internaute surnommé DoodleChaos s’est amusé à synchroniser la 5ème symphonie de Beethoven avec le jeu vidéo Line Rider. Avec près de 157 millions de vues sur Youtube, son film d’animation est rapidement devenu viral sur internet.

Un jeu vidéo au service de la musique classique

Line Rider est un jeu en apparence assez simple. Disponible sur smartphones et consoles, il suffit de dessiner des lignes et inventer un parcours dans un espace limité pour qu’un petit personnage en luge puisse y glisser. Vous perdez la partie lorsque ce personnage tombe dans le vide ou se retrouve bloqué par la complexité de votre parcours. Si le concept du jeu semble facile, la réalité est tout autre. La rédaction de radioclassique.fr l’a testé pour vous, et à rapidement obtenu un Game over après seulement quelques secondes de glissade. De quoi surprendre quand on voit que le Youtubeur DoodleChaos, de son vrai nom Mark Robbins, arrive à créer un parcours de 5 minutes pour accompagner toute la Symphonie du Destin. Si l’on sait peu de chose sur cet internaute discret, nos confrères de la RTBF affirment que ce travail lui aurait demandé 3 mois de synchronisation parfaite entre la musique et l’image.

 

 

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Tchaïkovski, Bizet, Grieg : l’internaute a étendu son répertoire à d’autres compositeurs

Le but de cette vidéo ? Être au service de la musique en guidant visuellement le spectateur sur ce qu’il entend. Ce clip s’adresse à tous, mélomanes connaisseurs et néophytes, enfants ou adolescents et démocratise ainsi la musique classique d’une manière ludique. Un concept particulièrement intriguant et qui s’apparenterait davantage à une partition extrêmement simplifiée. La ligne continue que l’on voit peu à peu se transformer au fil de la musique, représente en fait la mélodie du morceau que l’on entend. Plus la musique avance et plus on peut voir apparaître des nuances, des codas, points d’orgues et autres appellations solfégiques qui viennent semer le parcours du personnage d’embuches.

 

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C’est en quelque sorte une initiation plaisante au solfège. Lorsque la mélodie devient crescendo, c’est-à-dire de plus en plus forte, la pente du chemin devient montante à l’image du ressenti sonore. Cela devient un véritable jeu d’enfant de voir ce que l’on entend. Par exemple, les coups de percussion ont pour effet d’effriter la ligne du personnage qui s’engouffre dans le vide avant de retomber sur sa luge, illustrant ainsi la puissance de ces instruments. Ce film d’animation permet de s’imprégner de la musique d’une manière intense en impliquant le spectateur dans un décor multimédia. Les sens de l’ouïe et de la vue du spectateur sont sollicités tout au long du clip. Nullement besoin donc, de connaître l’œuvre musicale puisque cette immersion suffit à guider le spectateur à travers la symphonie de Beethoven. Cette association improbable permet de découvrir ou redécouvrir un monument de la musique classique. Après un tel succès sur la toile, le gamer a étendu son répertoire à d’autres grands compositeurs tels que Grieg, Tchaïkovski ou encore Bizet. De quoi ravir mélomanes et amateurs de jeux vidéo !

Ondine Guillaume

La Danse de la Fée dragée de Piotr IllitchTchaïkovski : 

Toréador, extrait de Carmen, de Georges Bizet :

Dans l’Antre du Roi de la Montagne, extrait de Peer Gynt, d’Edvard Grieg

 

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