Les casinos en ligne illégaux ont explosé avec le confinement

Le confinement a fait les affaires des casinos en ligne illégaux. En France, pendant très longtemps, les jeux d’argent « c’était mal », et étaient donc très encadrés. Il y avait quelques casinos dans des villes d’eaux pour ne pas trop tenter les Français, et pour remplir un peu les caisses de l’Etat il y avait des monopoles publics ou parapublics comme la Française des Jeux et le PMU.

1 million de joueurs se rendraient sur des sites de jeux pirates

En 2010, face à la pression d’Internet, il a fallu ouvrir les jeux d’argent aux jeux en ligne et à la concurrence. On ne pouvait plus retenir la marée digitale, mais on a juste autorisé les paris sportifs et le poker en interdisant les jeux de types casino comme la roulette. Et le résultat est catastrophique.

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On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif mais on n’interdit pas un alcoolique de picoler. En interdisant les casinos en ligne en fait on a déplacé le problème. Comme certains ont quand même envie de jouer, ils jouent sur des sites pirates. Il y en a des centaines à un clic. Et encore plus quand on est en confinement et que les casinos en dur sont fermés. On estime qu’il y a peut-être un million de joueurs sur des sites pirates et qu’ils misent peut-être jusqu’à un milliard d’euros. Et les recettes des pirates ont explosé cette année.

L’Etat ne peut ni réguler, ni taxer ces sites pirates

C’est grave car quand on laisse se développer une activité illégale, tout le monde est perdant. Les joueurs parient sur des sites qui ne sont pas sûrs. L’Etat ne peut ni réguler, ni taxer. On ne peut pas surveiller les joueurs compulsifs, on passe à côté de plusieurs centaines de millions de taxes. Et souvent cela finance des sites mafieux.

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L’argument c’est de dire que si on autorise, les gens vont devenir accros et jouer beaucoup trop. Ou que cela va tuer nos bons vieux casinos. C’est une vision infantilisante et surtout fausse. Depuis qu’on a autorisé les paris en ligne en 2010, le marché s’est développé mais reste encadré, et le poker en ligne n’a pas tué les casinos. En fait, ca donne l’impression que l’Etat aimait les jeux d’argent quand il contrôlait tout mais dans un monde ouvert et numérique, il y a de la concurrence et c’est sans doute ça que n’aime pas trop l’Etat.

David Barroux