Hommage à Anna Karina – JOURNAL IMPREVISIBLE

Les obsèques de la comédienne et égérie de Jean-Luc Godard seront célébrées samedi 21 décembre à Paris. Anna Karina s’est éteinte le 14 décembre, à l’âge de 79 ans, des suites d’une complication post-opératoire.
Le journal imprévisible de Renaud Blanc est consacré à celle qui fut actrice, mais aussi chanteuse, et muse de Serge Gainsbourg. Son plus grand succès musical a justement été écrit par l’homme à la tête de chou : « Sous le soleil exactement », en 1967. Pour son dernier album, en 2000, elle chante aux côtés de Philippe Katerine.

 

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Anna Karina doit son nom à Coco Chanel

Hanne Karin Bayer arrive à Paris en 1957, en provenance du Danemark. Elle est rebaptisée Anna Karina par Coco Chanel, car avant le cinéma et la chanson, il y a eu les défilés, puis en 1959 une publicité pour un savon. Une baignoire, de la mousse et les premiers mots d’Anna devant une caméra, qui lui permettent d’être remarquée par un certain Jean-Luc Godard. Elle refuse de jouer dans A bout de souffle, mais le metteur en scène va insister, et la faire tourner dans sept longs-métrages, dont Le petit soldat, Vivre sa vie, Bande à part et bien sûr Pierrot le fou.

 

Anna Karina, Sami Frey et Claude Brasseur dans Bande à part, de JL Godard.

Anna Karina épouse Jean-Luc Godard en 1961 et fait la Une de Paris Match

La scène et la réplique sont devenus cultes, Anna Karina et Jean-Paul Belmondo au bord de la mer  dans Pierrot le fou : « Qu’est-ce que je peux faire ? J’sais pas quoi faire ? ». Lorsqu’Anna Karina épouse Jean-Luc Godard en 1961, elle fait la Une de Paris Match qui titre : « La mariée de la nouvelle vague ». Elle tourne pour Godard, mais aussi pour Jacques Rivette dans La religieuse, Rainer Werner Fassbinder, Luchino Visconti, Agnès Varda, George Cukor et Roger Vadim. Dans plusieurs longs-métrages, elle chante et plutôt bien : la chanson d’Angela dans Une femme est une femme, paroles de Jean-Luc Godard et musique de Michel Legrand.

 

Anna Karina en 1968

Anna Karina rencontre Serge Gainsbourg en 1966

Serge Gainsbourg réalise pour la télévision une comédie musicale intitulée « Anna », puis ils enregistrent ensemble un 33 tours avec quelques chansons qui resteront, comme « Dis rien », un duo très gainsbourien. Un an plus tard, le chanteur rencontre Jane Birkin, sans doute l’amour de sa vie, mais il a avoué avoir toujours été subjugué par le talent et la beauté d’Anna Karina.

 

Béatrice Mouedine

 

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