Eric Zemmour : Son programme économique décrypté par Les Echos

Eric Zemmour / chaîne youtube

Dans les Echos, Cécile Cornudet consacre un long papier politique au programme économique d’Éric Zemmour. Selon lui, c’est sur l’économie que Marine Le Pen a perdu en 2017.

Eric Zemmour tente de se rapprocher des militants de la Manif pour tous

Celui qui n’est toujours pas candidat officiel à la présidentielle veut aseptiser le sujet de l’économie et se présente libéral à l’intérieur et protectionniste à l’extérieur. Alors Eric Zemmour pioche. L’euro, il ne fallait pas y entrer, mais en sortir est une erreur. La seule chose de bien en Europe ? Le grand marché. Le nucléaire, il est pour. Face à Macron le dépensier ? Il faut réduire la dette, la bureaucratie l’assistanat. La justice sociale ? Il faut réduire l’immigration.

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Pour l’éditorialiste, la campagne révélera peu à peu les difficultés d’un programme économique qui joue libéral à l’intérieur et protectionniste à l’extérieur, d’autant que la mondialisation est là. Zemmour pourra toujours rétorquer que la mondialisation n’empêche pas le protectionnisme et le volontarisme. Dans le Parisien, vous lisez comment il drague les militants de la Manif pour tous, le rapprochement se fera sans doute avec des négociations de circonscription pour les législatives. Qu’est-ce qui plaît aux militants qui s’étaient mobilisés en leur temps contre le mariage pour tous dans les idées d’Éric Zemmour ? Eh bien ses attaques contre les minorités LGTB, ses positions sur l’avortement.

 

Alain Finkielkraut : « On peut et on doit critiquer Zemmour »

Pour la présidente du mouvement Sens commun émanation politique de la Manif pour tous, Zemmour coche toutes les cases. La condition de ce mariage politique ? Le niveau de la dot, bien sûr, autrement dit des circonscriptions au législatives. Dans le Figaro et l’interview donnée par Finkielkraut à Eugénie Bastié, le philosophe et académicien donne des conseils pour questionner Zemmour au lieu d’en faire bêtement un fasciste : « On peut et doit critiquer Zemmour » dit Finkielkraut en l’interrogeant sur la nature de son patriotisme, « est-ce une nouvelle variante de l’égoïsme sacré ? Reconnaît-il une autre raison que la raison d’Etat, au-delà de l’intérêt national, y a-t-il une place à ses yeux pour le sentiment moral, autrement dit quel est notre rapport à l’humanité ? ». Pour le philosophe nazifier Zemmour ne fait que le renforcer.

David Abiker

 

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