Covid 19 : baisse de 46% du chiffre d’affaires du transport aérien en 2021

IATA, l’association internationale du transport aérien vient de réviser ses prévisions, en pleine crise du Covid 19. Jusque-là, la prévision de la chute du trafic aérien de 29% en 2021 par rapport à 2019. Mais elle évoque désormais un effondrement de 46% du chiffre d’affaires des quelque 300 compagnies aériennes mondiales.

Air France a limité la casse grâce aux vols vers l’Afrique et les Dom-Tom

Les dirigeants d’Aéroport de Paris qui gère les aéroports parisiens disaient vendredi qu’un retour à la normal, c’est-à-dire comme en 2019 n’était pas prévu avant 2024 au mieux et 2027 au pire. Pourquoi des révisions aussi dramatiques ? Deux facteurs rendaient le transport aérien modérément optimiste : le trafic a repris très vite en Chine. Dès que le virus a reculé, les Chinois ont repris l’avion. On est revenu à 90% du trafic d’avant Covid.

 

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L’autre bonne nouvelle c’est que cet été Air France avait limité la casse avec les vols domestiques, les vols vers l’Afrique et les Dom-Tom. Mais depuis la rentrée l’amélioration progressive n’est plus au rendez-vous. Les Chinois ne voyagent que sur les lignes intérieures. Et dans les pays occidentaux, le tourisme est à nouveau à l’arrêt et les voyages d’affaires ne sont pas près de reprendre. Et aujourd’hui la situation sanitaire s’aggrave un peu partout. Du coup, l’aérien va replonger et même pour l’été prochain les perspectives sont sombres.

 

IATA affirme que sans aides massives, les compagnies devront supprimer la moitié de leurs effectifs

Les grandes compagnies perdent plus de 100 millions d’euros par mois. Au total ça fait 13 milliards par mois pour toutes les compagnies. Elles ont toutes obtenues des aides publiques pour plus de 160 milliards de dollars mais il va falloir des rallonges en milliards car la crise est plus longue et plus dure que prévu. L’autre mauvaise nouvelle c’est que l’argent ne suffira pas. Il va aussi falloir tailler beaucoup plus dans les coûts.

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Les compagnies vont acheter moins d’avions et elles vont mettre à la porte encore plus de personnel. IATA le dit, sans aides massives les compagnies devraient supprimer la moitié de leurs effectifs. C’est presque un million et demi d’emplois. Et il y a 300.000 emplois menacés dans les aéroports européens. Grâce aux soutiens publics ça sera sans doute un peu moins, mais l’hiver s’annonce quand même terrible.

David Barroux