Coronavirus : Regardez la vidéo des danseurs de l’Opéra de Paris réalisée par Cédric Klapisch

L’Opéra de Paris vient de publier ce jeudi 16 avril une épatante vidéo, réalisée par le réalisateur Cédric Klapisch, en hommage à « ceux qui travaillent pour nous protéger ». Sur La danse des chevaliers, tiré de Roméo et Juliette de Prokofiev, on peut y voir les artistes de l’opéra danser dans l’intimité de leur lieu de confinement.

 

Cédric Klapisch est célèbre pour son film L’Auberge Espagnole

C’est une mosaïque de morceaux choisis que Cédric Klapisch, entre autres, le célèbre réalisateur de L’Auberge Espagnole, a compilé dans un petit film d’à peine 5 minutes. Posté ce matin sur le compte twitter de l’Opéra, le message vidéo, condensé de publications d’artistes de la compagnie française de ballet, se veut une initiative spontanée, née pour exprimer leur « profonde gratitude et leur soutien » à « tous ceux qui travaillent pour nous protéger ».

 

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« Médecins, agriculteurs, professeurs, chercheurs, laborantins… » Une liste, non-exhaustive, est d’ailleurs diffusée à la fin de la séquence. Dans une baignoire, au bord d’une fenêtre, dans la poussière d’un sous-sol ou agrippé à la rambarde d’une cage d’escaliers, chaque danseur exécute quelques pas en costume, ou simplement vêtu de sa confortable tenue d’entraînement. 

 

 

61 danseurs ont contribué à ce message de soutien, parmi eux, plusieurs étoiles de l’Opéra de Paris

Les danseurs étoiles Amandine Albisson, Stephane Bullion, Léonore Baulac ou encore Mathieu Ganio y font une apparition, parmi les 61 artistes qui ont répondu présent. Eux, qui ne peuvent se permettre une trop longue immobilisation, ne font parfois que s’étirer, travailler leur corps et leur souplesse.

 

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Leurs mouvements, toujours précis, sont pour certains accompagnés de ceux de leurs enfants, en tutu ou pyjama. L’émouvant montage, conçu sur La Danse des chevaliers, un extrait de Roméo et Juliette, de Serge Prokofiev, s’achève par des retrouvailles, entre un homme et une femme, séparés le temps de quelques secondes par le truchement d’une habile réalisation ; poétique allégorie d’un confinement, qui finira tôt ou tard par prendre fin.

 

Nicolas Gomont

 

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