Coronavirus : le secteur de la Culture se prépare à un automne meurtrier

Vos journaux évoquent ce matin les conséquences catastrophiques de la crise du coronavirus pour la Culture. Dans Le Parisien/Aujourd’hui en France, on lit des témoignages effarants, comme celui de cette violoniste de jazz obligée de faire la manche en jouant sur les marchés, ou ce technicien qui a dû mettre sa maison en vente.

1 Français sur 2 prévoit de limiter les sorties culturelles jusqu’à la fin de la crise du coronavirus

L’Opinion consacre un long article au bilan économique pour la Culture : 22 milliards d’euros de pertes cette année, pour un secteur qui compte 80 000 entreprises et presque 700 000 salariés, trois fois plus que l’automobile, souligne quotidien libéral. Et la Culture se prépare à un automne meurtrier, car selon une étude « la moitié des Français entend limiter ses sorties culturelles tant que la crise ne sera pas finie ».

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Si le public n’est pas là, la création disparaîtra, sans demande, plus d’offre. Et sans offre, plus de demande… « Une équation insoluble qui fait partie des chantiers prioritaires de Roselyne Bachelot en cette rentrée » écrit l’Opinion. La ministre de la Culture a promis de plaider pour mettre fin à la distanciation dans les salles de spectacles, mais il faudra plus, alors le milieu attend beaucoup du plan de relance qui sera présenté la semaine prochaine.

 

Les librairies de quartier ont vu leur fréquentation bondir de 20%

La situation est particulièrement critique pour le spectacle vivant, qui a besoin d’argent certes mais surtout de visibilité pour pouvoir mener à bien des projets de long terme. Parmi les rares lueurs d’espoir, la situation du secteur du livre, qui souffre, mais moins que prévu. Bonne nouvelle même pour les librairies de quartier qui ont vu leur fréquentation bondir de 20%, il faut maintenant que cela se pérennise, heureusement la rentrée littéraire approche.

 

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Et si jamais il le fallait, la Croix rappelle dans son éditorial que la culture est plus qu’une industrie à sauver : « Parce qu’elle relève de la transmission, tout autant qu’elle est un apprentissage de la liberté, la culture sous toutes ses formes est une arme puissante et collective à mettre en toutes les mains. Au moment où la technicité et la rentabilité priment, veillons à préserver sa belle inutilité. Elle est, aussi, ce qui nous lie, nous définit et nous fera tenir ».

 

Augustin Lefebvre

 

 

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