Camélia Jordana sur le féminisme : « Si j’étais un homme, je demanderais pardon »

Camélia Jordana, lauréate de la Nouvelle Star sur M6, actrice, chanteuse est l’invitée de l’Obs cette semaine en promotion pour son dernier disque, Facile Fragile, où, nous dit l’Obs, elle affiche son féminisme. Car à ses nombreuses casquettes, la jeune femme ajoute celle de militante, de chanteuse engagée.

 

Camélia Jordana explique que la déconstruction n’aura lieu que si elle est aussi masculine

Camélia Jordana qui déclare : « Si j’étais un homme, de demanderais pardon ». on se frotte les yeux, on se pince pour être sûr qu’on ne rêve pas mais non, on a bien lu. Alors on ouvre le magazine, on lit l’interview, on y apprend -et c’est bien dommage- que Camélia Jordana est elle aussi victime de sexisme, et on finit par lire ceci a propos de son album : elle déclare que l’ensemble de ses chansons disent « si j’étais un homme, je demanderais pardon, je questionnerais les peurs, je prendrais le temps de m’interroger ». Car les hommes blancs sont dans l’inconscients collectifs responsables de tous les maux de la terre.

 

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Et plus loin Camélia Jordana explique que la déconstruction n’aura lieu que si elle est aussi masculine. La déconstruction, retenez bien ce terme, déconstruire c’est le terme préféré des sociologues de gauche qui veulent faire sauter l’édifice occidental… Pendant ce temps là, l’Obs tient la chandelle et laisse l’artiste dérouler tranquillement sa promo. Quant au lecteur, il est prié d’avaler.

 

Le Point titre sur « Les nouveaux fanatiques » : indigénistes, déboulonneurs de statue, gauche racialiste, partisans de l’écriture inclusive

La une du Point prend le contrepied des propos de Camélia Jordana. L’hebdomadaire met à la une une statue déboulonnée du général de Gaulle et titre sur ce qu’il appelle les nouveaux fanatiques. Indigénistes, déboulonneurs de statue, gauche racialiste, partisans de l’écriture inclusive, le magazine mène l’enquête sur la fièvre identitaire qui gagne la France et publie cet appel signé par une soixantaine d’universitaire à l’initiative de l’Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires. L’appel commence ainsi : « Nous faisons aujourd’hui face à une vague identitaire sans précédent au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche. Un mouvement militant entend y imposer une critique radicale des société démocratiques au nom d’un prétendu décolonialisme et d’une intersectionnalité qui croit combattre les inégalités en assignant chaque personne à des identités de race, de religion et de sexe ».

 

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Les signataires ajoutent plus loin : « les idéologues qui sont à l’œuvre entendent déconstruire l’ensemble des savoirs ». Tout savoir est exclusivement réduit à des jeux de pouvoirs et les sciences sont systématiquement dénoncées du fait des dominations de race, de culture de genre qui seraient à leur fondement. Les auteurs poursuivent : « C’est précisément parce qu’il est crucial de combattre les discriminations racistes et sexistes dans la société qu’il est nécessaire de lutter contre ces nouvelles formes de fanatisme ». Et les signataires concluent en lançant l’observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires, qui se présentent comme savantes, « nous appelons à mettre un terme à l’embrigadement de la recherche et de la transmission des savoirs ».  Voilà qui promet de jolis pugilats dans les universités, mais pas seulement.

David Abiker

 

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