Biden-Poutine : « Celui qui le dit qu’il est » amuse la presse

Gage Skidmore/kremlin.ru

La presse adore la crise entre Joe Biden et Vladimir Poutine. Pour le Parisien, Les balles sifflent. Pour le Figaro C’est l’affrontement.

Vladimir Poutine souhaite à Joe Biden « Une bonne santé »

Un vrai clash de cour de récréation. Et ça, vos journaux adorent. Je vous rappelle que Joe Biden avait traité hier Poutine de tueur tout en signalant qu’il faut tout de même parler avec la Russie, ce à quoi Poutine hier répond : « C’est celui qui le dit qui l’est ». Nous voyons toujours nos propres traits dans ceux des autres. Ce à quoi Poutine ajoute, « on parlera avec les Américains des sujets qui nous intéressent ». Toute la presse a retenu ça. Mais juste avant, que dit l’ancien du KGB, que dit le numéro un du Kremlin soupçonné de fermer les yeux sur les agissements barbouzards de ses espions ?

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Il dit ceci : « je lui souhaite une bonne santé, vraiment, je le dis sans malice ». Quand un chef d’Etat soupçonné de faire empoisonner ses opposants – lisez la Croix Hebdo ce matin, il y est question de Navalny empoisonné par des agents russes – quand un chef d’Etat ancien du KGB vous souhaite une bonne santé après que vous l’avez traité du tueur, eh bien ca ressemble au retour de la Guerre Froide. Ici aussi on cherche la bonne nouvelle ! Pour Nicole Bacharan, spécialiste des Etats-Unis, tout cela est « rafraîchissant » et même si Moscou a rappelé son ambassadeur pour consultation, selon un diplomate américain « on se dit les choses entre Américains et Russes un peu plus franchement qu’avant ». Et on se les dit de vive voix, pas avec des tweets ! C’est un peu le retour des années Reagan, quand le président rompait la glace en interpellant directement les Russes… C’est aussi une façon d’enterrer la tweet-diplomatie cher à Donald Trump.

David Abiker

 

 

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