Soldats tués au Mali : « Notre avenir est lié à l’avenir de l’Afrique » déclare Jean-Pierre Raffarin

Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac, était l’invité de Guillaume Durand ce mercredi 27 novembre 2019, à 8h15. Le président de Leaders pour la Paix estime que « l’Europe ne sera pas heureuse si l’Afrique est malheureuse. Nous avons un destin commun » 

Opération Barkhane : « faire tout pour que ces soldats ne soient pas morts pour rien »  

« L’Europe ne sera pas heureuse si l’Afrique est malheureuse. Nous avons à assumer un destin commun. Il faut qu’on fasse tout pour que ces soldats français ne soient pas morts pour rien » estime Jean-Pierre Raffarin. Alors que 13 militaires français ont été tués dans une collision de 2 hélicoptères au Mali, l’ancien premier ministre lance un appel à la solidarité européenne : « On laisse les Français assumer ce rôle de sécurité en Afrique alors que la tache est immense. On est très en deçà de ce qu’il faudrait faire » . 

 

L’Europe doit devenir la troisième force mondiale

« Il faut qu’on prévienne les Français que la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine sera durable (…) L’Europe n’ a pas vocation à être la balle de ping-pong qui reçoit des coups de raquette des 2 côtés » avance le président de Leader pour la paix. Il plaide pour « un équilibre » entre ces deux puissances qui se battent pour le leadership mondial : « Si l’Europe n’est pas la troisième force qui équilibre le jeu, ça va mal finir. » prévient-il. 

 

Réforme des retraites : « Macron fait le travail qu’il faut faire » juge Jean-Pierre Raffarin

« Il faut pouvoir négocier et essayer de s’arrêter avant le blocage » indique Jean-Pierre Raffarin à propos du mouvement social du 5 décembre. A propos de la réforme des retraites, il considère que « le président Macron fait le travail qu’il faut faire. Il peut peut-être le faire mieux mais il le fait. Il faut bien sortir de l’impasse dans laquelle on est : il y a de plus en plus de  gens qui reçoivent les pensions et de moins en moins qui y contribuent ». L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac analyse cette réforme comme la continuation des actions menées par les précédents gouvernements : « Macron doit faire son étape ». S’il précise que les manifestations peuvent se faire sans blocage, il reconnait néanmoins que les instances de négociation ne sont pas suffisamment visibles : « on voit pas bien où les accords peuvent se faire » . 

 

Arthur Barbaresi  

 

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