Avis, Hertz, Sixt, Europcar : les loueurs de voiture au bord de la faillite?

Avec la disparition des touristes et le fort recul des voyages d’affaires, les loueurs de voitures, comme Avis, Hertz, Sixt ou encore Europcar sont au bord de la faillite. S’ils ne trouvent pas d’argent pour renflouer leur trésorerie, ils devront renégocier leur dette, se faire racheter ou innover pour ne pas disparaître.

 

Europcar a obtenu un prêt d’urgence de 200 millions d’euros

Les temps sont très durs pour Avis, Hertz ou Europcar. Dimanche dernier, Europcar a obtenu un prêt d’urgence de 200 millions pour échapper à la faillite. Sixt en Allemagne a négocié une rallonge à plus d’1,5 milliard. Aux Etats-Unis, Hertz vient d’annoncer que faute d’argent, l’entreprise serait en redressement judiciaire d’ici 10 jours. Pour tous les loueurs, le problème est le même. Le week-end, ils louaient à des touristes qui restent chez eux depuis 2 mois. En semaine, ils louaient à des hommes d’affaires qui sont désormais en télétravail.

 

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Leur marché s’est effondré de 90%, mais il faut payer les salaires, rembourser les crédits pour les voitures et payer les loyers des agences dans les aéroports et les gares. A long terme, ce secteur pourra se redresser, mais la crise va être longue et très dure, car le tourisme et les voyages d’affaires ne sont pas prêts de reprendre. Ensuite, les loueurs vont devoir réduire leurs frais. La plupart sont propriétaires des véhicules, ils vont essayer d’en revendre un paquet sur le marché de l’occasion.

 

 

Hertz affirme risquer un redressement judiciaire d’ici 10 jours

Mais ce marché est lui aussi en train de s’écrouler. Ils vont donc souvent devoir vendre leurs véhicules dans de mauvaises conditions. Le plus probable, c’est qu’il va y avoir des faillites. Les loueurs vont renégocier leurs dettes. Certains seront rachetés. Leur activité finira quand même par rebondir car il y a une vraie demande sur le long terme. Si le marché ne va pas disparaître pour toujours, les loueurs vont aussi devoir se réinventer. Ils sont concurrencés par des start-up qui proposent de louer par exemple les voitures d’autres particuliers.

 

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Surtout, ils ont souvent une mauvaise image. Ils attirent le client avec un prix facial bas mais derrière, ils vous matraquent avec des assurances supplémentaires dont vous n’avez souvent pas besoin. Ils vous font payer le plein au prix très fort et ils facturent la moindre rayure. La vérité, c’est qu’ils sont utiles mais peu appréciés. Les Etats qui veulent sauver les usines et les compagnies aériennes ne vont peut être pas voler tous au secours des loueurs.

 

David Barroux