Attention à la « tique à pattes rayées » (Hyalomma Marginatum)

La Hyalomma Marginatum ou « tique à pattes rayées » est observée depuis 2015 dans les zones méditerranéennes, cette espèce invasive semble progresser. Les chercheurs la traquent et la surveillent, car elle peut transmettre un virus potentiellement mortel pour l’homme, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo.

 

La tique à pattes rayées est une chasseuse, et peut parcourir 5 ou 10 mètres pour se fixer sur son hôte

La Hyalomma Marginatum est facilement identifiable, puisqu’elle a un corps marron mais avec des pattes rayées rouges et jaunes. C’est la seule tique présente en France avec cette caractéristique. Autre particularité, c’est une tique chasseuse. Laurence Vial, spécialiste de la Hyalomma Marginatum, vétérinaire au CIRAD (Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement à Montpellier) explique que la tique communément connue en France est celle qui se met sur un brin d’herbe en attendant qu’un hôte passe, alors que la Hyalomma Marginatum a un comportement de chasse, elle sent son hôte et se déplace vers lui. Elle peut alors parcourir 5 ou 10 m pour aller se fixer sur son hôte et se gorger de sang. Ce sont souvent des chevaux, des bovins, des sangliers, mais aussi sur des humains, surtout s’ils sont immobiles.

 

La fièvre hémorragique de Crimée-Congo peut être transmise par la tique à pattes rayées

Cette tique en elle-même n’est pas dangereuse, mais elle peut transmettre à l’homme le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo. Quelques cas également ont été recensés en Espagne ces dernières années, dont un mortel, mais pas en France. Si vous en retrouvez une sur vous, il faut l’enlever rapidement avec une tire-tique ou avec vos doigts. Et la Hyalomma Marginatum semble se plaire de plus en plus dans le Sud de la France.

 

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Elle est en cours d’installation dans les Pyrénées-Orientales, l’Aude, l’Hérault, le Gard ou encore les Bouches-du-Rhône. Présente au moins depuis 2015, les chercheurs envisagent plusieurs explications à son arrivée : des oiseaux migrateurs, des mouvements de chevaux, ou de bovins, ou des déplacements via des sangliers. Son terrain de jeu favori, la végétation basse, la garrigue, le maquis… Et les conditions climatiques lui sont de plus en plus favorables.

Baptiste Gaborit

 

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