Dans la famille Borgia, je demande le saint : François, arrière-petit-fils du célèbre pape, va édifier l’Europe à force de piété.
Quand on prononce le nom des Borgia, on pense bien sûr au pape Alexandre VI, avec sa lourde tiare sur la tête, enferré dans une existence cousue d’intrigues. Il y a aussi son fils César, qui a troqué sa tenue de cardinal licencieux pour celle de capitaine plein d’ambitions, et sa fille Lucrèce. Plusieurs hommes se sont brûlé les ailes à son contact, et certains sont même morts très jeunes et très violemment.
Dans tout cela, il y a de l’exagération, venue notamment des auteurs romantiques comme Victor Hugo, même si les Borgia – à l’exception de Lucrèce – n’ont pas volé leur réputation. C’est pourquoi on peut être surpris lorsqu’on tombe sur des toiles ou des sculptures représentant François Borgia dans des églises ou des musées du sud de l’Europe.
François Borgia, symbole de la réforme catholique
Il porte des vêtements austères, et affiche un regard plein de convictions, qui appelle à la prière et au repentir. Cet homme est une des figures de la Contre-Réforme catholique, cette reprise en main de l’Eglise après le développement de la réforme du protestantisme.
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Malgré le contraste des apparences, François Borgia est l’arrière-petit-fils du terrible Alexandre VI. Son itinéraire personnel et spirituel ne sont d’ailleurs pas sans lien avec les excès de sa famille.
Franck Ferrand vous le raconte…
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