Derrière ses beaux yeux bleus et sa présence lumineuse, il souffrait du syndrome de l’imposteur. Paul Newman a reçu en 1986 un Oscar pour l’ensemble de sa carrière. A sa disparition en 2008, des dizaines d’enregistrements sont retrouvés, et font désormais l’objet d’un livre : Paul Newman, la vie extraordinaire d’un homme ordinaire (éd. La Table Ronde).
Paul Newman, né dans une famille juive, a grandi sur les bords du Lac Erie, dans la banlieue de Cleveland. « Toutes les familles étaient blanches comme neige », dit-il. « Pas d’étrangers, pas de noirs non plus dans ces rues tranquilles ».
De sa beauté resplendissante, qui lui vaut déjà la préférence maternelle, il se plaindra toute sa vie : j’étais un petit garçon « devenu un ornement pour sa mère ». Paul Newman trouve tout cela artificiel, d’autant qu’elle pouvait aussi bien le rouer de coups que l’étouffer de mamours. Son père lui, est un peu trop porté sur la bouteille.
C’est sur scène que Paul Newman se sent le moins mal
« A la maison, j’étais considéré comme un bon à rien. […] Je n’ai jamais brillé dans mes études ». Paul Newman se décrit comme anesthésié dès que les choses tournent mal. C’est peut-être ce qui va nourrir sa vocation. Inscrit enfant dans un club de théâtre par sa mère, il adore la scène, c’est là où il se sent le moins mal.
Franck Ferrand vous raconte les débuts d’un acteur culte…
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