Le citoyen Guyot était patriote le jour, la nuit évêque in partibus. Il était républicain pour les Républicains, catholique pour les Catholiques dans le contexte de la guerre de Vendée.
L’histoire de Gabriel Guyot de Folleville est un exemple en matière d’usurpation. Cet homme éloquent et cultivé, catholique, mais adhérant aux idées révolutionnaires, a plusieurs fois retourné sa veste pour tenter de sauver sa peau. Et cela fonctionnera… un temps.
En janvier 1793, il arrive à Poitiers sans un sou. Affirmant être membre des jacobins, il parvient à obtenir une pension… tout en fréquentant le soir des sœurs et des frères catholiques, ce qui va évidemment à l’encontre des idées révolutionnaires.
Guyot prend le risque d’être découvert
Craignant d’être finalement démasqué, Guyot décide de rejoindre l’armée royale de Vendée ! Il ne se bat pas d’ailleurs, mais se cache et attend la fin des hostilités. Arrêté comme déserteur, il mise tout sur un coup d’éclat.
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Il assure être un évêque envoyé par le Pape Pie VI sous une fausse identité, ce qui serait le premier signe d’un soutien du Saint Siège à l’armée vendéenne. Cette nouvelle va soulever un élan d’enthousiasme chez les paysans. Mais tout n’est qu’un mensonge, et Guyot prend le risque d’être découvert.
Découvrez l’intégralité de l’épisode consacré à cet usurpateur sous la Révolution, raconté par Franck Ferrand :
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