Léon Trotski, chassé par Staline, a vécu trois ans au Mexique, après un long exil qui ne prendra jamais fin. Le révolutionnaire russe a été assassiné malgré le dispositif de haute sécurité dont il bénéficiait.
5 agents de police patrouillant en permanence dans la rue, une dizaine de trotskistes vivant sur place pour assurer sa sécurité, des « secrétaires-gardes-du-corps » et une forteresse en guise de bâtiment : voilà dans quelles conditions vivaient Trotski et son épouse Natalia.

Malgré cela, le plus célèbre des réfugiés russes au Mexique a été sauvagement assassiné par un homme dont il a lâché le nom au moment de mourir, « Jackson ». Celui-ci avait caché un pic à glace sous son manteau et a frappé une fois Léon Trotski, qui s’est battu comme un tigre, mordant son agresseur et l’empêchant d’utiliser le pistolet et la dague dont il était également pourvu.
Le meurtrier est le fils d’une espionne au service des Soviétiques
Le lendemain, le 21 août 1940, Trotski meurt de ses blessures. Un assassinat accueilli avec une certaine indifférence en Europe, en proie à la conquête de l’Allemagne Nazie. Il n’empêche que cette machination décidée par l’ennemi de Trotski, Staline est digne d’un roman d’espionnage.
A lire aussi
Elle implique tout un réseau d’espions, y compris un certain Nahum Eitingon et sa maîtresse, une aristocrate catalane. Une femme fatale qui n’a pas hésité à faire disparaître une vingtaine de trotskistes. Ce n’est pas elle, mais son fils, qui est désigné pour éliminer Leon Trotski.
Franck Ferrand vous raconte la minutieuse préparation de l’assassinat du leader bolchévique, qui a inspiré au cinéaste Joseph Losey « L’Assassinat de Trotski », avec Alain Delon dans le rôle titre :
Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte