Marie de Médicis, épouse d’Henri IV et mère ombrageuse de Louis XIII, gagne beaucoup à être étudiée dans le détail et la nuance. Franck Ferrand vous plonge dans l’univers de cette reine méconnue.
Des qualités que l’Histoire peut sans doute reconnaître à Marie de Médicis, la modestie n’est sûrement pas la principale. Notamment quand elle commande au début des années 1620 au peintre Rubens une série de tableaux à sa gloire. Cet ensemble d’une vingtaine de toiles – un tantinet pompeuses – destinées à décorer les salons du Palais du Luxembourg se trouvent aujourd’hui réunies dans une salle du musée du Louvre.
Le grand maître flamand et tout son atelier ont reçu pour consigne de célébrer les étapes essentielles de la vie de la veuve d’Henri IV. Lorsqu’on voit le résultat, on est un peu désarçonné par des oeuvres qui, il est vrai, sont magnifiques, mais qui montrent l’inverse de ce qu’était la souveraine !
Marie de Médicis surnommée « la grosse banquière »
Marie apparaît sous les traits d’une épouse ardemment désirée par Henri IV, d’une régente capable d’assurer la félicité du royaume, d’une mère bienveillante au moment où elle passe le flambeau du royaume au jeune Louis XIII. Or ce fut tout le contraire.
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En réalité, le roi de France aurait préféré un sang plus bleu, plus noble, mais ses conseillers l’ont convaincu de faire ce choix, séduits par la dot très confortable qu’apportait la jeune mariée de 27 ans. Henriette d’Entragues, la remuante maîtresse d’Henri IV l’avait d’ailleurs surnommée « la grosse banquière ».
Dépeinte comme une femme au tempérament dédaigneux, elle supportera pourtant les épreuves de la vie avec beaucoup d’endurance. Franck Ferrand vous raconte la suite :
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