Marie Curie : 5 faits méconnus sur la jeunesse de la plus célèbre scientifique du monde

Crédit : LASKI/SIPA

C’est en plein cœur d’une Pologne dominée par les Russes que grandit la célèbre scientifique. De Marie Skłodowska à Marie Curie : découvrez le destin incroyable d’une jeune Polonaise qui, entre études clandestines et un chagrin d’amour, a conquis le monde scientifique.

L’école de la résistance : une enfance sous le joug russe

Pologne, 1877. A cette époque une grande partie du pays est sous la domination russe et le pouvoir tsariste a imposé sa langue et sa culture, interdisant l’enseignement du polonais. Pourtant, à l’école, Marie et ses camarades reçoivent en secret des cours d’histoire et de littérature polonaises. Un inspecteur russe fait régulièrement irruption dans la classe. Dès qu’il passe la porte les élèves dissimulent précipitamment les livres interdits. Marie, qui excelle en russe, est souvent interrogée. Le tsar avait imposé des méthodes d’évaluation précises : connaître chaque membre de la famille impériale réciter la prière du Notre Père en russe ce qui reste l’un des pires souvenirs de Marie Curie.

L’université Volante : un tremplin vers la science

Face à l’interdiction faite aux femmes d’accéder à l’université, la jeune Maria Skłodowska a intégré ce que l’on appelait l’Université Volante. C’est une institution clandestine qui propose des cours de niveau supérieur à Varsovie. Là-bas, elle y étudie les sciences naturelles, la physique et les mathématiques. Ce moment est un point clé de sa vie : elle décide de consacrer sa vie à la recherche.

C’est un cœur brisé qui mena Marie à Paris

Alors qu’elle travaille comme gouvernante pour financer les études de médecine de sa sœur à Paris, Marie tombe amoureuse de Kazimierz Żorawski, le fils aîné de la famille qui l’emploie. Leur amour est réciproque, mais les parents de Kazimierz, soucieux de leur position sociale, s’opposent à leur mariage.

Un billet pour la France

C’est cette profonde déception sentimentale qui renforce la détermination de Marie à poursuivre ses études à Paris.

Marie Curie polyglotte

La célèbre scientifique en plus de ses deux prix Nobels maîtrisait cinq langues. Le polonais, symbole de son identité et de sa résistance face à l’oppression russe, qu’elle a veillé à transmettre à ses enfants, Irène et Ève. Le russe, la langue qui lui avait été imposée pendant son enfance. Le français, qu’elle parlait déjà avec une certaine aisance avant de s’installer en France. Pour elle c’était un véritable outil : c’est dans cette langue qu’elle rédigeait ses mémoires, ses articles et ses ouvrages. Enfin, l’allemand et l’anglais, indispensables pour lire les articles et ouvrages scientifiques et pour échanger avec ses collègues à l’étranger.

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La Sorbonne n’a plus de secret pour la scientifique

Après avoir mis de côté tous les roubles qu’elle possédait, Marie prend la direction de la Sorbonne au mois de septembre 1891. Le voyage qui l’attend est long : quarante-quatre heures de train depuis la gare de Varsovie.

Pour s’occuper, elle a emporté ses livres de science favoris. Mais c’est finalement le guide de la Sorbonne qu’elle finit par étudier de long en large. Une fois arrivée à Paris, elle connaît tous les noms des professeurs, les couloirs de l’école et les cours qui y sont enseignés comme si cela faisait des années qu’elle y était.

Franck Ferrand 

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