De son vivant, Louis II de Bavière a marqué son époque par ses frasques et son excentricité. Longtemps après sa mort, les incroyables constructions qu’il avait ordonnées font la fortune touristique de la Bavière.
Au sommet d’un éperon rocheux surplombant le lac Alpsee, un château qui semble sorti tout droit d’un conte de fées trône sur la Bavière. Il s’agit du château de Neuschwanstein, une immense construction commandée dans la seconde moitié du XIXème siècle par le roi Louis II de Bavière.
Personnage excentrique, celui qui était peut-être le plus grand rêveur éveillé de son temps naît en 1845. En 1864, à 19 ans seulement, il monte sur le trône du Royaume de Bavière.
Louis II est un admirateur de Wagner
Le jeune roi, qui est au début de son règne charmant et cultivé, profite de son accession au trône pour adresser une lettre de sa propre main à Richard Wagner, compositeur déjà prolifique mais sans reconnaissance, dans laquelle il lui propose d’« écarter à jamais de [sa] tête les médiocres soucis de chaque jour » pour lui permettre de « librement déployer les ailes puissantes de [son] génie ».
C’est sous la tutelle de Louis II de Bavière que Wagner vit ses compositions jouées dans les plus belles salles du pays et qu’il put accéder à la postérité.
Mais ce que l’on retiendra de Louis II est davantage le côté plus torturé de sa personnalité. Fuyant les charges officielles et les contraintes liées à sa fonction, mais aussi son homosexualité, il a dilapidé des sommes immenses des caisses du Royaume de Bavière pour construire de multiples châteaux ou se faire servir pour lui seul d’énormes banquets où l’on jouait de la musique de Wagner.
Une réplique du château de Versailles en Bavière
Ses constructions, dont Neuschwanstein est la plus connue, mélangent les styles et les inspirations médiévales, turques ou chinoises pour obtenir des résultats flamboyants. Il a même fait construire en pleine Bavière une réplique du château de Versailles.
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Les dépenses que multiplie Louis II, pour fuir les affaires qui le rendent malade, creusent la dette de la Bavière et dépassent ses conseillers et les gouvernements successifs.
Ce roi fantasque connaîtra une fin mystérieuse et tragique, aux côtés de son psychiatre.
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