Le « casse du siècle » : Le spectaculaire pillage de 2,6 millions de livres à bord du train postal Londres-Glasgow

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Le 8 août 1963, le train postal de Glasgow est attaqué en pleine nuit. Les gangsters mettent la main sur 2,6 millions de livres.

27 novembre 1962. Devant les bureaux de la British Airways à l’aéroport de Londres, le responsable du personnel attend un fourgon qui doit livrer la paie des salariés, un montant qui s’élève à environ 62.000 livres en espèces, réparties dans des enveloppes.

Le fourgon se gare devant l’immeuble et les gardiens portent la caisse de billets jusqu’à l’ascenseur. Mais quand l’ascenseur s’ouvre, quatre hommes cagoulés, cachés à l’intérieur, en surgissent. Alors qu’une bagarre éclate avec les gardiens, deux gentlemen sortent d’une Jaguar garée là, entrent dans l’immeuble, s’emparent de la caisse, avant de s’engouffrer dans leur auto et de démarrer en trombe.

Bruce Reynolds se fait surnommer « Napoléon »

Les quatre gangsters de l’ascenseur rejoignent à leur tour une autre voiture et s’échapper à leur tour. 62.000 livres viennent d’être dérobées en l’espace de quarante secondes seulement, et cela sans un seul coup de feu. Derrière ce brillant hold up se trouvent trois hommes : Bruce Reynolds, Gordon Goody et Charlie Wilson. La police les soupçonne mais ne dispose d’aucune preuve à leur encontre.

Reynolds est le chef du groupe. Fils d’ouvrier de quarante-et-un ans, il est élégant, cultivé, intelligent et se fait surnommer par ses proches « Napoléon », un surnom qui doit signifier que rien ne lui échappe. Son métier d’antiquaire lui sert de couverture pour diriger plusieurs petits trafics dans le sud de Londres, qui lui ont déjà valu de faire de la prison.

Un projet bien plus ambitieux

Son bras droit est Goody. Homme d’action de quarante-quatre ans à la tête de trois salons de coiffure qui blanchissent de l’argent, il aime les femmes et les voitures et a passé trois ans en prison pour cambriolage. Il est réputé pour son sang-froid inébranlable.

Quant à Wilson, grossiste en primeur de trente-huit ans et bon père de famille, il est bookmaker et doté d’un humour « british » très courtois qui lui a valu le surnom de « Taciturne ». Il est également spécialiste de recel de butins.

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Ces trois hommes, en apparence tout à fait présentables, n’ont pas commis ce casse pour dépenser les 62.000 livres dans des soirées arrosées. Ils en avaient besoin pour financer la préparation de quelque chose de beaucoup plus ambitieux. Bruce Reynolds pense à cette affaire depuis des années : il veut faire le casse du siècle en attaquant le train postal Glasgow-Londres.

Franck Ferrand vous raconte cette fascinante histoire :

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