Fritz Lang : Soupçonné d’un crime, le cinéaste était obsédé par le mal et la culpabilité

REX FEATURES/SIPA

L’étrange suicide de la femme de Fritz Lang, et les soupçons autour du réalisateur peuvent-ils expliquer son penchant pour un univers où s’entremêlent le mal, le crime et la culpabilité ?

Fritz Lang était un enfant poète, grand amateur de romans d’aventures. Né d’un père entrepreneur dans les travaux publics et d’une mère commerçante, juive convertie au catholicisme, il est passionné d’art graphique, et se rêve peintre. Il rompt avec sa famille à l’âge de 20 ans, fait la fête, part en Orient, puis s’installe à Paris, où il découvre les premiers films au cinéma.

Alors qu’il joue dans une pièce, il fait la rencontre du producteur Erich Pommer qui le repère, et l’engage pour être scénariste. C’est ainsi que Fritz Lang entre dans le cinéma et part pour Berlin.

Lisa Rosenthal, son épouse, est retrouvée morte, une balle dans le coeur

Après la Première Guerre mondiale, la République de Weimar vit dans l’effervescence culturelle. Lang écrit scénario sur scénario, jusqu’au jour où il demande officiellement à réaliser son propre film. C’est La Métisse, qui sort en 1919. La même année, il épouse la jeune Lisa Rosenthal.

Deux ans plus tard, un évènement dramatique survient : sa femme est retrouvée morte dans la baignoire, une balle dans la poitrine. L’arme appartient à Fritz Lang. A la police, le cinéaste explique avoir eu une liaison avec la romancière Thea von Harbou. Lisa les aurait découverts, et se serait suicidée. Si l’enquête conclut à une mort par accident, les soupçons persistent autour de la mort de sa première femme.

Le Docteur Mabuse de son film trompe et vole

Car l’année suivante, il épouse Thea et devient allemand. C’est à ce moment-là que dans ses films, il semble développer une obsession pour le crime, le mal et les personnages envahis par la culpabilité.

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Il tourne Docteur Mabuse, qui comprendra plusieurs volets. Dans ce film, les machinations s’enchaînent : un personnage qui trompe, vole, manipule, et va jusqu’à créer un krach boursier. « Il n’y a pas de bonheur, il n’y a que l’envie de pouvoir », dit le héros du film.

Voilà qui interroge sur le fond de la pensée de Fritz Lang.

Avec cet épisode des Grands Dossiers de l’Histoire, plongez dans l’esprit torturé d’un cinéaste obsédé par la vengeance, la lutte pour le pouvoir et la violence…

 

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