JO de Tokyo : A quoi ressemblaient les jeux de 1964 ?

En Une du Figaro ce matin, une photo : celle d’un jeune homme de 19 ans, tout de blanc vêtu, brandissant la flamme olympique. Le geste est conquérant et le visage fier et déterminé. Ce visage, c’est celui de Yoshinori Sakai, dernier porteur de la flamme des JO de Tokyo en 1964.

Yoshinori Sakai, le porteur de la flamme olympique en 1964, est né le 6 août 1945 à Hiroshima

Le Figaro nous rappelle qu’en 1964 : le symbole dépassait le sport. Yoshinori Sakai est né le 6 août 1945 à Hiroshima, le jour où un bombardier américain larguait une bombe atomique sur la ville. 19 ans plus tard, le garçon de la bombe atomique comme on le surnommait était choisi pour incarner la reconstruction et la paix. Car en 1964, le Japon tentait de panser ses plaies, celles de la Seconde guerre mondiale, et les JO allaient faire basculer la société toute entière dans l’ère moderne.

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A cette époque, Tokyo était un vaste chantier de construction, décrit le New York Times ce matin. Le journal Le Monde, lui, rapporte cette anecdote :dans la capitale, la poussière obligeait les habitants à fermer leur fenêtre et à porter des masques. En 1964, les ruelles laissaient place aux avenues rectilignes et les barres d’immeubles recouvraient parfois les canaux qui avaient fait jusqu’alors de la capitale une « ville aquatique ».

 

Christine Caron : « Une fête permanente »

1964, c’est aussi l’arrivée du train à grande vitesse,  la construction de la tour télé de Tokyo. Le pays se préparait devant les yeux du monde entier à une croissance foudroyante. De la résilience, déjà, mais le sentiment tenace que « ces Jeux allaient nous guérir de quelque chose » se souvient un écrivain japonais. Le Figaro de son côté raconte qu’à l’époque, dans la foule, les visages étaient graves ou rayonnants mais l’euphorie était réelle.

 

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« Une fête permanente », ajoute l’ancienne championne française de natation Christine Caron dans le Journal Le Monde. « Kiki » Caron, qui avait 16 ans lors des JO de 64 nous raconte qu’elle avait même failli créer un incident diplomatique dans le stade olympique durant les épreuves d’athlétisme. Elle ne voulait pas rater la finale du 100m, alors elle a pris la première porte pour rejoindre les tribunes, et là, elle s’est retrouvée par erreur aux côtés de l’empereur du Japon Hirohito !Des gardiens ont fini par la faire sortir. Jean-Claude Magnan, ancien escrimeur, se souvient surtout de ses emplettes aux JO de Tokyo: « Il y avait à l’époque du matériel qui n’existait pas en France». De son périple, poursuit le Monde, Jean-Claude Magnan a rapporté une médaille d’argent, une de bronze et un enregistreur magnétophone.

Marc Bourreau

 

 

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