« S’il est tyrannique, un chef ne peut approcher la musique », selon Andris Nelsons, invité de Laure Mézan

Le chef d’orchestre letton Andris Nelsons est l’invité du Journal du Classique de Laure Mézan, ce lundi 24 février à 20 heures. Il est à Paris pour une intégrale des symphonies de Beethoven avec l’Orchestre Philharmonique de Vienne.

Andris Nelsons en lice pour diriger l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam

C’est lui qui, le 1er janvier dernier, dirigeait le traditionnel et si populaire concert du nouvel an viennois. Une nouvelle consécration pour Andris Nelsons dont les liens avec l’Orchestre Philharmonique de Vienne ne cessent de se renforcer depuis une dizaine d’années qu’ils collaborent ensemble. En témoigne également leur intégrale des symphonies de Beethoven parue il y a quelques semaines au disque, intégrale qu’ils s’apprêtent à donner en concert en Europe à l’occasion d’une vaste tournée qui débute cette semaine à Paris, au Théâtre des Champs-Elysées.

 

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Il faut dire que le chef letton est aujourd’hui l’une des personnalités les plus en vue de la direction. Son nom figure même dans la short list des chefs pressentis pour reprendre la tête de l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam. Mais c’est à deux autres prestigieuses phalanges qu’il reste attaché : l’Orchestre Symphonique de Boston dont il est, depuis presque 6 ans, le directeur musical et l’orchestre du Gewandhaus de Leipzig, dont il a pris les rênes en tant que chef permanent il y a trois ans. Une notoriété et un statut parmi les plus prestigieux du monde musical qui ne lui ont pas, pour autant, fait tourner la tête. Car Andris Nelsons témoigne d’une générosité et d’une humilité exceptionnelles. Diriger un orchestre relève, pour lui, d’un travail d’équipe et non d’un abus d’autorité : « S’il est tyrannique ou trop égocentrique, un chef ne peut approcher véritablement la musique. Son ego l’empêche d’en comprendre la profondeur », nous a-t-il confié.

 

 

C’est ainsi qu’il privilégie les contacts humains avec les musiciens : « Nous sommes une famille, dont il faut prendre soin à chaque instant ». Et si la discipline est indispensable elle doit être, selon lui, au service de la musique : « La ligne que j’essaie de suivre en toutes circonstances est d’être honnête et fidèle aux grands compositeurs ».

Rendez-vous les 25, 26, 28 et 29 février au Théâtre des Champs-Elysées pour cette intégrale tant attendue des 9 symphonies de Beethoven, présentée ici dans l’ordre chronologique, en 4 concerts.

 

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