Philippe Herreweghe dirige trois cantates de Jean-Sébastien Bach

Depuis sa création en 2010 par Philippe Herreweghe, le label Phi a réussi à se démarquer grâce à son éclectisme, son audace et des productions conçues avec soin.

Placé sous la direction artistique du chef belge, ce label peut s’enorgueillir de réunir sous son nom quelques grands ensembles, tels le Collegium Vocale Gent, l’Orchestre des Champs-Elysées et l’Orchestre de chambre d’Anvers. Le catalogue de Phi s’étend des symphonies romantiques à la musique de chambre, en passant par la musique polyphonique de la Renaissance.

Les trois cantates de Bach ici choisies ont été composées entre 1723 et 1725 pour l’Eglise Saint-Thomas de Leipzig, où le compositeur était Cantor. Les origines de la pièce éponyme et la plus ancienne du programme, la cantate « Herz und Mund und Tat und Leben » BWV 147, remontent toutefois à la fin du séjour de Bach à la cour de Weimar.

Fluidité et architecture

Un constant souci de fluidité anime la lecture de Philippe Herreweghe, dont l’interprétation, comme il le dit lui-même, « vise à permettre à la parole de s’exprimer musicalement, au discours d’être clair et à l’architecture d’être transparente. »

A lire aussi

 

 

Il est entouré d’un carré de solistes majuscules et particulièrement aguerris à ce répertoire : la soprano Dorothee Mields, le contre-ténor Ale Potter, le ténor Guy Cutting et la basse Peter Kooij.

Jérémie Bigorie

Jean-Sébastien Bach : Cantates BWV 6, 99 & 147. Solistes, Collegium Vocale Gent, dir. Philippe Herreweghe (PHI)

Décernés chaque semaine, les Trophées Radio Classique priment un nouvel album, mis à l’honneur notamment dans l’émission « Tous Classiques » de Christian Morin.

 

Retrouvez l’actualité du Classique