Dans un long entretien accordé à un journal espagnol, le chanteur et chef d’orchestre espagnol Plácido Domingo a abordé plusieurs sujets. L’évolution de sa carrière et ses projets, évidemment, mais également l’actualité internationale et notamment les conflits qui agitent la planète en ce moment.
Alors qu’il va démarrer une longue tournée internationale qui va le mener en Bulgarie à Sofia le 29 août, avec José Carreras et Sonya Yoncheva puis en Pologne à Cracovie le 2 septembre, à Bangkok le 23 septembre et aux arènes de Vérone le 30 septembre pour le concert organisé en hommage à Luciano Pavarotti, Plácido Domingo a accordé un long entretien au quotidien madrilène La Razón.
Dans cet entretien, le ténor et maestro espagnol fait le point sur sa carrière et ses envies intactes, avouant « savourer pleinement chaque instant sans jamais cesser de rêver à des projets futurs. Les rêves et l’enthousiasme sont le carburant du moteur de ma voiture… une voiture de collection ». Plácido Domingo y évoque également sa passion pour la zarzuela, le genre musical qui a nourri son enfance et dont il est désormais l’ambassadeur mondial.
« Commenter ces tragédies ou prendre parti ne fait qu’attiser les divisions et générer davantage de haine »
Mais c’est surtout sur l’actualité internationale que Plácido Domingo s’est longuement livré. Concernant sa position par rapport aux conflits actuels (Russie/Ukraine, Israël/Gaza), le chanteur déclare « Mon opinion est inutile et ne changera rien. Ce qui compte, ce sont les êtres humains, et surtout les enfants qui souffrent et meurent encore aujourd’hui, en 2025 », et ajoute : « À quoi bon commenter ces tragédies ou prendre parti ? Cela ne fait qu’attiser les divisions et générer davantage de haine ».
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Plácido Domingo rappelle que le concours international de chant, Operalia, qu’il a créé et qu’il organise depuis 1993, accueille des chanteurs venus du monde entier « car la musique est un langage universel ». Le chanteur conclut qu’il croit au pouvoir de la musique en temps de crise, estimant que même si « rien ne remplace la diplomatie et la médiation politique, la musique peut ouvrir des portes, atténuer les différences entre les peuples et créer un environnement plus propice au dialogue ».
Philippe Gault
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