À 72 ans, Jackie Chan, acteur mondialement connu pour sa maîtrise des arts martiaux dans des films d’action, se lance dans la mise en scène d’opéras. Rodée lors d’une tournée en Chine au mois de mai, sa version de Turandot ouvrira le Festival Puccini en juillet à Torre del Lago en Toscane, avec une prestigieuse distribution.
Avec Bruce Lee, Jackie Chan, dans un genre plus burlesque, est l’acteur le plus réputé dans l’histoire des films d’arts martiaux. Acteur, cascadeur, scénariste, réalisateur et producteur, l’artiste originaire de Hong Kong va ajouter une nouvelle corde à son arc. Jackie Chan va en effet mettre en scène son premier opéra qui sera testé en Chine en mai avant d’être présenté cet été en Italie à Torre del Lago à l’occasion de la 72e édition du festival Puccini.
Et pour cette première, c’est à un sacré morceau que s’attaque Jackie Chan puisqu’il met en scène Turandot, l’opéra de Giacomo Puccini qui célèbre cette année le centième anniversaire de sa création à la Scala de Milan, qu’il va donc présenter l’été prochain à un public italien très exigeant et soucieux du respect de l’œuvre de l’icône locale. L’acteur devra aussi y diriger un parterre de stars telles que Roberto Alagna (Calaf), Anna Pirozzi (Turandot) et Aleksandra Kurzak (Liù) pour l’ouverture du festival Puccini le 17 juillet, puis Pretty Yende, Olga Maslova ou encore Gregory Kunde pour les trois autres représentations jusqu’au 9 août.
Jackie Chan signe une version plus martiale que l’œuvre de Puccini
Pour cette production sino-hongkongaise, Jackie Chan compte bien insister sur le caractère asiatique de l’opéra de Giacomo Puccini inspiré de la comédie écrite par Carlo Gozzi (l’intrigue de Turandot se déroule dans la Chine médiévale). Il est ainsi épaulé par toute une équipe artistique chinoise, notamment pour les costumes, les interactions multimédias et les chorégraphies et scènes de combat qui seront conçues et mises en place par des membres de la Jackie Chan Film Academy, son centre de formation de Wuhan.
A lire aussi
Le néo-metteur en scène promet une version plus martiale de l’œuvre de Puccini dans laquelle « chaque personnage principal se voit attribuer une incarnation guerrière ». Pour la première fois, les arts martiaux s’intègreront pleinement au récit de l’opéra. L’incarnation de la princesse Turandot sera le Dragon et son prétendant, le prince inconnu Calaf, sera symbolisé par le Cheval. Symbole le plus emblématique des cultures chinoise et occidentale, l’eau sera omniprésente dans le décor avec des canaux et des bassins réfléchissants installés sur scène.
Le public chinois pourra découvrir cette production originale en avant-première lors d’une tournée qui emmènera le Turandot de Jackie Chan à Guangzhou (Canton), puis Xiamen et Chengdu du 8 au 24 mai.
Philippe Gault
Retrouvez l’actualité du Classique