Depuis 2015, le grand public a pu découvrir le grand talent du ténor samoan Pene Pati mais son frère Amitai commence lui aussi à se faire un nom. Un documentaire, retraçant leur parcours, depuis leur enfance dans une île du bout du monde jusqu’à leurs prestations sur les plus grandes scènes du monde, sera diffusé en 2026.
Ténor, réalisé par Rebecca Tansley, retrace le parcours singulier de Pene Pati, 38 ans, de ses origines samoanes et des rues des faubourgs d’Auckland en Nouvelle-Zélande, jusqu’à son succès, et celui naissant de son frère Amitai, sur les scènes d’opéra les plus prestigieuses du monde.
Ce film a été produit par la société Minerva, avec le soutien de la Commission du film de Nouvelle-Zélande, en association avec Mercury Studios et en coproduction avec ZDF/ARTE.
Tourné en 4K, le film confronte les paysages du Pacifique avec les sublimes décors de maisons d’opéras emblématiques et capture un itinéraire interculturel et l’ascension musicale sans précédent du ténor samoan aux côtés de son frère, lui-même une étoile montante du chant lyrique, qui y joue également un rôle central.
« Un parcours ni facile, ni évident »
Avec modestie Pene Pati déclare : « Je ne trouvais pas notre histoire remarquable. Lorsqu’on m’a contacté pour la première fois, je me suis demandé : Pourquoi faire un film sur nous ? Mais au fil du tournage, j’ai réalisé tout ce qui s’était passé depuis nos débuts avec Amitai : les épreuves, les obstacles, les doutes, les larmes et, finalement, le succès. Notre parcours n’a pas été facile, ni évident, mais si cela incite quelqu’un à poursuivre ses propres rêves, alors c’est une vraie victoire ».
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Si Pene Pati, qui fut soutenu par la soprano néo-zélandaise Kiri Te Kanawa à son arrivée en Europe à la fin des années 2000, a connu une ascension éclair depuis qu’il a été révélé au grand public en 2015 après avoir été primé au concours Operalia de Plácido Domingo, son frère Amitai, de quatre ans son cadet, s’est vraiment fait connaître à partir de 2020, notamment lors de ses débuts en France cette année-là dans le rôle de Nadir des Pêcheurs de perles de Georges Bizet à la Philharmonie de Paris.
Les deux ténors maoris à la carrure de rugbymen sont de plus en plus souvent appelés à se produire ensemble. À Paris par exemple, on a pu les voir l’an dernier sur la scène de l’Opéra Bastille à l’affiche de Beatrice di Tenda de Vincenzo Bellini et en récital avec la soprano sud-africaine Golda Schultz au Théâtre des Champs-Élysées. Une solidarité familiale qui les conduit également à se produire et enregistrer avec leur cousin, le baryton néo-zélandais Moses Mackay, au sein de la formation vocale Sol3Mio.
Philippe Gault
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