Une exposition à voir absolument à Paris : La Cité de la musique célèbre le Boléro de Maurice Ravel

Œuvre d’abord avant-gardiste, le Boléro de Maurice Ravel est devenu un succès planétaire : une exposition à la Cité de la musique à Paris plonge le public dans son histoire, tout au long d’un parcours fait d’objets inédits, d’images et de musique.

Composée en 1928 et créée le 22 novembre de la même année au Palais Garnier le Boléro est, à l’origine, une musique de ballet commandée par la danseuse russe Ida Rubinstein, amie et mécène de Maurice Ravel, dont le 150e anniversaire de la naissance sera célébré l’an prochain. Aussitôt saluée par la critique, son œuvre majeure connaît rapidement un triomphe.

« C’est toujours une des œuvres les plus jouées au monde », confirme Pierre Korzilius, musicologue, directeur du pôle art et Culture au Collège des Bernardins et commissaire de l’exposition « Ravel Boléro » qui débute ce mardi et se tiendra jusqu’au 15 juin à la Cité de la musique à Paris. « L’idée est de montrer une œuvre phare de l’histoire de la musique », explique Pierre Korzilius, « Tout en faisant découvrir des facettes inconnues de la personnalité du compositeur ».

Parmi les objets jamais ou rarement exposés figure la partition originale du Boléro

L’exposition propose d’écouter un enregistrement inédit réalisé par l’Orchestre de Paris, projeté sur un écran de 10 mètres de large en son immersif. Un système lumineux avec un code couleur, disposé autour de chaque musicien, permet de suivre le motif rythmique et la mélodie. Plus loin, un guide d’écoute détaille la structure de la partition, avec ses différentes strates:  l’ostinato, le thème, l’intervention des instruments, au cours des 16 minutes du morceau…

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L’exposition s’arrête aussi sur les sources d’inspiration de Maurice Ravel : affinité avec l’Espagne mais aussi influence des machines et de l’industrie, pour ce fils d’un ingénieur. Parmi les objets jamais ou rarement exposés figurent la partition originale, un des trésors de la Bibliothèque nationale de France, le bureau de composition, le métronome, des manuscrits… On y retrouve également des livres de magie, des meubles et des objets sortis pour la première fois de sa maison de Montfort-l’Amaury. Des projections sur écran rappellent par ailleurs la multitude d’adaptations chorégraphiques, de Maurice Béjart en 1961 à Thierry Malandain en 2001.

Pour célébrer le musicien, la Philharmonie de Paris a prévu, en mars, une programmation éclectique: l’intégrale pour piano seul avec le pianiste Bertrand Chamayou, La Valse (Orchestre national de Lyon) avec Ibrahim Maalouf à la trompette, ou un Boléro électro proposé par le chorégraphe Olivier Dubois.

Philippe Gault (avec AFP)

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