« Un geste que je regrette énormément » : Le chef d’orchestre Sir John Eliot Gardiner revient sur l’incident au Festival Berlioz

Crédit : Hans van der Woerd

À l’issue de la première tournée de son nouvel ensemble, Sir John Eliot Gardiner s’est confié au Figaro. Le chef d’orchestre britannique y revient sur la longue et pénible période qu’il a traversée depuis sa mise à l’écart des Monteverdi Choir and Orchestras et sur ses nombreux projets.

16 mois après l’incident qui a provoqué son éviction des Monteverdi Choir and Orchestras, qu’il avait fondés en 1964, Sir John Eliot Gardiner vient d’achever le 15 décembre à Versailles la tournée inaugurale de son nouvel ensemble, le Constellation Choir & Orchestra, composé, en grande partie, de choristes et musiciens de son ancienne formation.

Dans l’entretien qu’il a accordé au Figaro, le chef d’orchestre britannique confie qu’il a vécu ses longs mois « avec beaucoup de souffrance », et avoue qu’il « regrette énormément » le geste qu’il a eu au Festival Berlioz à l’été 2023 [une gifle à un chanteur NDR], ajoutant « ll ne se passe pas un jour sans que je le regrette encore ».

Sir John Eliot Gardiner et son ensemble de retour à Versailles en juin 2025

Concernant la création de son nouvel ensemble, le Constellation Choir & Orchestra, Sir John Eliot Gardiner y voit « Un nouveau chapitre. Pas au sens d’une table rase, mais d’un recommencement ». Cet orchestre intègre un projet plus vaste, le Springhead Constellation, un collectif dynamique d’ensembles musicaux, d’artistes créatifs et de créateurs qui devrait se traduire notamment par l’organisation d’un festival annuel à Springhead, le village natal du chef d’orchestre.

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Dans cet entretien, Sir John Eliot Gardiner confie à Thierry Hillériteau que « Jean-Sébastien Bach continue de nous guider », et que son répertoire (2 cantates) sera au programme des deux concerts que son orchestre donnera à nouveau dans la Chapelle Royale de Versailles les 10 et 11 juin 2025. Le maestro révèle également qu’il a un projet avec l’Opéra-Comique autour de La Damnation de Faust d’Hector Berlioz et qu’il « rêve » de monter Don Carlos de Giuseppe Verdi, dans sa version française, et Béatrice et Benédict, l’opéra-comique de Berlioz.

Philippe Gault

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