Sous la pyramide du Louvre, le Ballet de l’Opéra de Paris rend hommage à Rodin et Michel-Ange

Crédit : Julien Benhamou / OnP

Le Louvre rend hommage à deux maîtres inégalés de la sculpture : Michel-Ange et Rodin et invite 8 danseurs du Ballet de l’Opéra de Paris pour deux soirées exceptionnelles sous la pyramide du Louvre. Les danseurs danseront sous la pyramide ! Cet hommage à la beauté des corps se déroulera vendredi 18 et samedi 19 avril. Pour l’occasion : l’Opéra de Paris va présenter une création inédite : Supercorps.

 

Les danseurs portent une combinaison quadrillée, très proche du corps. C’est comme si la pyramide du Louvre se reflétait sur eux. Yvon Demol, chorégraphe, a voulu « quelque chose de très épuré, qui mette le corps en avant ». C’est dans les œuvres de Michel-Ange et de Rodin, loin d’être immobiles selon lui, qu’il a puisé son inspiration : « On peut deviner d’où vient le mouvement, où il va. » Dans le duo, il n’y a délibérément aucune pause. Même lorsque les corps semblent s’arrêter, un mouvement infime persiste toujours.

Les deux danseurs, Antoine Kirscher et Hohyun Kang, ont presque la même corpulence, le muscle fin. Sous la pyramide, leurs corps se mêlent, au plus près des spectateurs, disposés à la manière d’un amphithéâtre. « Il faut que chaque spectateur, où qu’il soit assis, puisse profiter du duo », souligne le chorégraphe. Sortir la danse de son écrin habituel est, à ses yeux, une source d’inspiration supplémentaire.

Rodin et Michel-Ange, des classiques qui restent des sources d’inspiration

Pour accompagner cette création, Yvon Demol a choisi l’Allegretto de la 7e Symphonie de Beethoven. « J’avais ce morceau qui me trottait dans la tête. Il y a un côté royal, je trouve, et en même temps beaucoup de douceur. On peut faire le lien avec le travail de Rodin et de Michel-Ange : des classiques que tout le monde connaît, mais qui restent des sources d’inspiration sans fin encore aujourd’hui. »

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Le spectacle se conclut sur un porté majestueux : la danseuse tient en équilibre quelques secondes sur la nuque de son partenaire, comme une sculpture.

Victoire Faure

 

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