Pour sa prochaine saison, l’Opéra de Lille fait le choix audacieux de programmer des oeuvres méconnues

Sarah ALCALAY/SIPA

Pour la dernière saison de sa directrice Caroline Sonrier, l’Opéra de Lille mettra à l’honneur des œuvres peu jouées lors de la première partie de cette session 2024/2025 puis les grands titres du répertoire.

En ouverture de saison en octobre, d’abord une « œuvre rare »: Polifemo de Nicola Porpora avec Emmanuelle Haïm à la direction musicale et Bruno Ravella à la mise en scène, « une redécouverte d’une perle baroque », souligne Caroline Sonrier, la directrice de l’Opéra de Lille, dont le départ est prévu en juin 2025.

Suivra l’histoire d’une tragédie avec David et Jonathas de Marc-Antoine Charpentier. Partant de la légende biblique, le compositeur baroque raconte l’histoire de deux jeunes hommes amis qui, confrontés à la guerre, seront « séparés et opposés », un « chef d’oeuvre méconnu du baroque français », poursuit Caroline Sonrier.

Denis Podalydès mettra en scène Faust en mai 2025

La seconde partie de la saison fera honneur aux grands titres du répertoire avec notamment Le Barbier de Séville de Gioacchino Rossini (du 27 février au 10 mars), un classique livré dans une version annoncée « vitaminée » et « moderne ». Un chef-d’œuvre « joyeux », présenté en collaboration avec l’Orchestre National de Lille, qui allie « l’allure de la comédie originelle » de Beaumarchais et « le raffinement de Rossini ».

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La saison se terminera avec Faust de Charles Gounod (du 5 au 22 mai) produit avec l’Opéra-Comique et mis en scène par Denis Podalydès de la Comédie-Française. Cet opéra français, l’un des plus joués au monde, est selon le comédien/metteur scène « fondamentalement anti-puritain dans un monde puritain dont il épouse pourtant les codes religieux, et qu’il feint d’observer ».

Trois grands ballets sont aussi programmés : Nelken de Pina Bausch, Mycelium de Christos Papadopoulos avec les danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon, et Roméo et Juliette de Marcos Morau avec le Ballet de l’Opéra des Flandres.

Philippe Gault (avec AFP)

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