Une pléiade de grands interprètes
Bien qu’ayant fait des débuts fracassants à 27 ans en remplaçant au pied levé Carlo Maria Giulini dans le Requiem de Cherubini à la tête de l’Orchestre du Concertgebouw le 7 novembre 1956, Bernard Haitink a su mener sa carrière avec beaucoup de circonspection. Sa connaissance de l’orchestre, il l’a doit avant tout à sa pratique d’instrumentiste (il intègre à 25 ans l’Orchestre de la Radio Néerlandaise) et à une discipline de fer. Peu expansif au pupitre – sa gestuelle, d’une rare économie, reste un modèle de lisibilité pour les musiciens – Haitink se distingue rapidement au disque (Philips essentiellement) dans le grand répertoire postromantique, dans lequel il est si facile « d’en faire des tonnes », gravant des référence indémodables. Il fut le directeur musical de de l’Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam de 1961 à 1988 et a été nommé chef d’orchestre honoraire en 1999. Cet album présente des captations publiques récentes d’œuvres concertantes de Brahms avec d’éminents solistes : Frank Peter Zimmermann (Concerto de Violon) et Emanuel Ax (Concerto pour piano n° 1). Emmanuel Ax, que l’on retrouve dans un enregistrement – cette fois de studio – du Quatuor avec piano de Robert Schumann, flanqué des membres de l’Orchestre Royal du Concertgebouw : Vesko Eschkenazy, Henk Rubingh et Gregor Horsch.
Brahms et Schumann par l’Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam, dir Bernard Haitink. Emmanuel Ax (piano), Frank-Peter Zimmermann (violon). 2 CD RCO
https://www.concertgebouworkest.nl/en/brahms-concertos-and-schumann-chamber-music