Depuis des dizaines d’années, un vieux monsieur joue de son violon délabré dans les rues de Calcutta (Inde) pour à peine l’équivalent d’un euro par jour. La diffusion sur les réseaux sociaux, par une influenceuse, d’une vidéo a permis de collecter de quoi lui permettre de sortir de la misère et d’acquérir un violon en bon état.
C’est la belle histoire de ce début d’été. Celle de Bhagwan Mallick, un vieux monsieur de 80 ans à la santé fragile et à la vue défaillante, qui ne survit dans les rues de Calcutta depuis des dizaines d’années qu’avec les 100 roupies (environ 1 euro) qu’il parvient à obtenir chaque jour en jouant du violon. Une vie de misère pour tenter de survivre et de subvenir aux besoins de sa famille qui a ému une influenceuse indienne, Aradhana Chatterjee.
En début d’année, la jeune femme a tourné et mis en ligne une vidéo dans laquelle elle raconte la précarité du quotidien du vieux musicien jouant dans les rues de la mégalopole du Bengale-Occidental, sa femme à ses côtés, sur un vieux violon de 40 ans quasiment hors d’usage. On y apprend que Bhagwan Mallick avait perdu ses parents très jeune et que le violon, auquel l’avait initié son père avant sa disparition précoce, était devenu son unique outil de travail et sa seule chance de survie.
Un riche donateur de Bombay décrit Bhagwan Mallick comme « la dignité et la grâce incarnées »
Devenue virale sur les réseaux sociaux, la vidéo d’Aradhana Chatterjee a ému de nombreux Indiens et déclenché un mouvement de solidarité qui a permis de récolter déjà plus de 100.000 roupies, l’équivalent de 1000 euros. Une somme qui peut paraître dérisoire pour nous mais qui a permis à Bhagwan Mallick de sortir de la précarité et même d’acquérir un violon en bon état.
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Parmi les nombreux donateurs, un riche industriel, Anand Mahindra, président d’un grand conglomérat de Bombay, particulièrement touché par l’histoire du vieil homme. L’homme d’affaire a mobilisé plusieurs employés de son groupe pour retrouver et localiser Bhagwan Mallick afin de lui remettre la somme dont il lui a fait don. Par ce geste, Anand Mahindra qui décrit Bhagwan Mallick comme « la dignité et la grâce incarnées », espère que d’autres membres de la communauté lui rendront visite et l’écouteront simplement car, selon lui : « s’il y a une chose que les artistes désirent plus que tout, c’est un public ».
I’d like to contribute, along with many others, who I know will be moved by his passion…
The video didn’t seem to provide details of how & where. https://t.co/hAkvZDbWev
— anand mahindra (@anandmahindra) June 24, 2026
De son côté, l’influenceuse Aradhana Chatterjee a lancé un appel aux cafés, aux organisateurs d’événements et aux gérants de salles de spectacle locales pour qu’ils pensent à inviter Bhagwan Mallick à se produire car, selon elle, « même quelques représentations rémunérées pourraient véritablement changer sa vie ».
Philippe Gault
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