Au Festival de Bayreuth 2025, le public a répondu présent

Frank Hoermann/SVEN SIMON/DPA/SIPA

L’édition 2025 du festival de Bayreuth a atteint ses objectifs. Le taux de remplissage a dépassé les 98 % et les équipes travaillent déjà sur la 114e édition qui célébrera les 150 ans du grand événement bavarois.

Alors que la 113e édition du festival de Bayreuth s’est terminée ce mardi dans la Festspielhaus sur une ultime représentation de Parsifal dans la mise en scène de Jay Scheib, la direction du grand festival wagnérien s’est félicitée du bon bilan dressé, avec un taux de remplissage de 98,1 %, soit plus de 56 000 visiteurs qui ont assisté aux 29 représentations proposées (58.000 en 2024 mais pour 30 représentations).

Malgré une météo moins favorable que d’habitude, le public a donc répondu présent sur la Colline verte et les quelques défections de dernière minute de certains artistes ont pu être comblées avec réussite. Ce fut le cas notamment pour des représentations des Maîtres chanteurs de Nuremberg avec le forfait de Daniele Gatti, malade, remplacé par Axel Kober puis des chanteurs Michael Volle et Ya-Chung Huang qui ont également pallié au pied levé leurs collègues indisposés.

Le Ring assisté par l’intelligence artificielle pour les 150 ans du festival

Désormais toutes les équipes du Bayreuther Festspiele sont tournées vers l’édition 2026 qui célébrera l’été prochain les 150 ans de l’événement bavarois. Même si l’on sait, depuis des mois, que les difficultés financières rencontrées par le festival ont contraint la direction artistique à réduire sa programmation (7 opéras au lieu des 11 prévus initialement), cette édition anniversaire proposera un programme ambitieux et inédit.

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Ce sera notamment le cas du concert d’ouverture, le 25 juillet, dirigé par Christian Thielemann et consacré à la Symphonie n° 9 de Ludwig van Beethoven que dirigea Richard Wagner lui-même à l’opéra des Margraves lors de la pose de la première pierre du festival de Bayreuth en 1872. Le lendemain, sera créé, pour la première fois dans l’histoire du festival, l’opéra Rienzi du compositeur allemand. La grande nouveauté, très attendue, sera le recours à l’intelligence artificielle (IA) pour générer les images, à partir d’archives du festival, qui composeront l’environnement d’un « Ring 10010110 » que dirigera également Christian Thielemann.

Philippe Gault

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