Confronté à d’importantes difficultés financières, le festival de Bayreuth a annoncé qu’il réduira significativement la programmation de son édition 2026 qui doit pourtant célébrer le 150e anniversaire du grand rendez-vous wagnérien.
En août 2023, la directrice du festival de Bayreuth Katharina Wagner annonçait que l’édition 2026 bénéficierait d’une programmation exceptionnelle pour célébrer les 150 ans de l’événement estival bavarois, créé en août 1876 par Richard Wagner. 10 de ses œuvres régulièrement présentées lors du festival et Rienzi, une composition de jeunesse jamais jouée à Bayreuth, étaient annoncées.
Malheureusement depuis 16 mois, la situation financière du festival, déjà fragile à l’époque, ne s’est pas améliorée. Les frais de personnel notamment ont explosé et les actionnaires (République fédérale d’Allemagne, État libre de Bavière municipalité de Bayreuth et association des Amis de Bayreuth) ne peuvent pas augmenter leurs subventions. Dans ce contexte délicat, la direction a indiqué que « compte tenu de ces évolutions, il est nécessaire d’adapter le planning initial de la saison anniversaire afin de sécuriser la planification de la saison pour les années suivantes ».
Seulement 7 opéras de Wagner sur les 11 prévus seront présentés en 2026
Par conséquent, sur les 11 opéras de Wagner prévus initialement, seulement 7 seront présentés à l’été 2026. Selon plusieurs sources locales, les représentations de Tristan et Isolde ; Les Maîtres chanteurs de Nuremberg ; Lohengrin et Tannhäuser feront les frais de ces mesures d’austérité mais Rienzi sera bien donné pour la première fois dans la Festspielhaus de Bayreuth.
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On sait d’ores et déjà que cette édition anniversaire 2026 du festival de Bayreuth s’ouvrira par la 9e Symphonie de Ludwig van Beethoven que dirigera Christian Thielemann. Les 4 opéras du Ring seront bien proposés mais dans une version annoncée comme « particulière », et certainement pas dans la mise en scène controversée de Valentin Schwarz. Seront également présentées des reprises du Hollandais volant et de Parsifal.
Philippe Gault
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