Aleksandra Kurzak : « Arrêtez de nous harceler et soyez indulgents !»

Crédit : Festival Puccini

Contrainte de renoncer à une représentation d’Aida à Rome en raison d’un gros mal de gorge, Aleksandra Kurzak a été accusée, sur les réseaux sociaux, de mentir pour pouvoir poursuivre ses vacances dans le Midi de la France. Dans une vidéo, publiée sur Instagram et Facebook, la soprano polonaise prouve qu’elle avait bien perdu sa voix et demande à ce qu’on arrête de la harceler pour si peu.

Le 22 juillet, Aleksandra Kurzak devait chanter Aïda de Giuseppe Verdi aux côtés de Ludovic Tézier, Angela Meade, Luciano Ganci, et Alex Esposito au Teatro dell’Opera de Rome mais, victime d’une extinction de voix, la cantatrice a dû déclarer forfait et a été remplacée par la soprano espagnole Yolanda Auyanet. Quelques jours plus tard, une photo montrant Aleksandra Kurzak entrant dans une pharmacie à Antibes a provoqué une déferlement de commentaires sur les réseaux sociaux.

Dans ces commentaires, la chanteuse est notamment accusée d’avoir menti sur son état de santé afin de pouvoir poursuivre ses vacances dans sa résidence secondaire sur la Côte d’Azur avec ses enfants et son mari Roberto Alagna plutôt que d’aller chanter à Rome. Des accusations jugées outrageantes par la chanteuse polonaise qui a tenu à faire une mise au point dans un post vidéo publié le 25 juillet sur ses comptes Instagram et Facebook.

« Je suis ici mais ma voix est ailleurs »

Dans ce message, intitulé « Stop haters & Disbelief » (Ça suffit, les haineux et les sceptiques), Aleksandra Kurzak s’étonne qu’un(e) artiste doive prouver être « au fond de son lit, avec 40° de fièvre et quasi-mourant » pour justifier d’un forfait en raison d’un souci de santé (laryngite) et ajoute : « On ne peut même pas apparaître sur une photo nous montrant dans la vie quotidienne sans qu’on nous accuse de mentir ».

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La chanteuse est même allée, dans cette vidéo, jusqu’à tenter péniblement de pousser la note pour prouver que, deux jours après l’annulation de sa participation au concert de Rome, elle n’était pas apte à chanter. Ce qui semble évident. « Je suis ici mais ma voix est ailleurs », constate-t-elle.

À la fin de son message, Aleksandra Kurzak dit espérer pouvoir retrouver sa voix pour chanter, à nouveau dans Aïda, pour trois représentations aux Arènes de Vérone les 30 juillet avec Seokjong Baek dans le rôle de Radamès, et les 9 et 23 août puis avec son mari Roberto Alagna qui interprétera le rôle du capitaine espagnol dans la version de l’opéra de Giuseppe Verdi mise en scène en 1963 par Franco Zeffirelli. Des messages publiés sur les réseaux sociaux laissent à penser que la soprano, arrivée à Vérone, est à nouveau en pleine forme et en mesure d’assurer ces prestations.

Philippe Gault

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