« Je serai au 2nd tour, les valeurs que je porte ne peuvent pas être éliminées de cette compétition » : François Fillon

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique

François Fillon, candidat LR à l’élection présidentielle

Invité de Guillaume Durand

« Je serai au 2nd tour, les valeurs que je porte ne peuvent pas être éliminées de cette compétition »

Extraits :

A propos des affaires le concernant

« Je suis innocent. Ma femme a travaillé avec moi pendant des années comme c’est le cas pour des centaines de parlementaires, dans le passé et en ce moment même. »
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« Je suis convaincu que la justice, même si cela prendra du temps, établira mon innocence. »
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« Nous sommes devant une procédure judiciaire qui n’est pas normale. Même le juge l’a reconnu, elle est exceptionnelle, adossée à un calendrier politique. Il y a une instrumentalisation des affaires, de la justice contre moi avec un objectif : m’empêcher d’être candidat. C’est une évidence. »
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« Avec ce calendrier diabolique, il s’agissait de faire en sorte, si possible, que la droite et le centre n’ait pas de candidat. »
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« J’ai décidé de résister et considère que ce calendrier exceptionnel me délivre de l’engagement que j’avais pris de ne pas être candidat si j’étais mis en examen. »
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« Lorsqu’on est en face d’une instrumentalisation de la justice, il n’est pas possible de céder. Cela signifierait que le peuple français ne décide plus. »
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« Le choix que j’ai décidé de faire est que, tous ceux qui me poseront des questions concernant mes affaires je les renverrai vers mon avocat. J’estime que les Français méritent enfin qu’on leur parle du fond »
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« La transparence est nécessaire, mais la vie privée ça existe aussi. »
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« Avec les rénovateurs, nous pensions déjà que le système était à bout ; qu’il fallait le rénover ; qu’il fallait rassembler la droite et le centre. »
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« Je défendrai mon innocence de toutes mes forces car je n’accepterai pas que le soupçon suffise à caractériser ma vie et mes comportements politiques. »
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« J’ai naturellement fait des erreurs. Le fait d’avoir employé ma femme n’était pas une erreur sur le plan de la loi. J’aurai dû me rendre compte plus tôt que le manque de transparence suscitait des doutes chez les Français. Dès que je l’ai remarqué, j’ai arrêté tandis que c’est toujours le cas pour de nombreux parlementaires. »

A propos des programmes économiques

« Mon programme et celui de Macron sont totalement différents. Le sien est un programme de gauche, dans la continuité de François Hollande. Au fond, Emmanuel Macron, c’est Hollande en plus jeune. Son programme est attrape-tout, il est flou et mou. Une équipe dans laquelle il
y a à la fois Robert Hue et Alain Madelin, ça ne peut pas fonctionner. En outre, son programme ne comporte aucune réforme structurelle. »
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« Moi, je supprime les 35 heures en juillet 2017 après avoir saisi le Parlement. Les salariés pourront négocier librement avec les entreprises le temps de travail mais avec des limites acceptables. »
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« Macron nous explique qu’il va sauver les régimes de retraites, sauf qu’il ne touche pas à l’âge légal de la retraite. Or tout le monde sait que sans y toucher, il n’y a pas d’équilibre. Moi, je souhaite passer l’âge de la retraite à 65 ans afin de revaloriser les petites retraites. Je le ferai dès le début du quinquennat mais ça sera progressif. »
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« Je propose qu’on réduise le code du travail aux normes sociales fondamentales. C’est-à-dire les principes de base permettant de défendre les salariés. »

A propos son projet

« Sur les questions de sécurité je propose de mettre en œuvre une vraie politique d’autorité car il n’y en a plus au sommet de l’Etat depuis 5 ans. »
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« Nous avons besoin d’un projet de redressement national. Le projet de Macron est trop mou et flou pour cela. Il cherche d’ailleurs à séduire les battus des primaires. Et comme disait Madame Aubry : quand c’est flou c’est qu’il y a un loup. »

A propos de l’évolution de sa position dans les sondages

« C’est parce que j’étais le meilleur candidat à l’élection, que tout cela a été mis en œuvre contre moi. Je constate une mobilisation, une colère très forte des électeurs de la droite et du centre qui ne veulent pas voir l’alternance volée. Et Macron, ce n’est pas l’alternance, c’est Hollande. »
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« Je ne serai pas troisième. »
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« L’ennemi, c’est les extrémistes, tous ceux qui prônent des solutions qui mettraient la France à genoux à l’instar de Madame Le Pen. »
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« Je serai au 2nd tour, les valeurs que je porte ne peuvent pas être éliminées de cette compétition. »
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« Bien sûr, j’ai envisagé de renoncer. Mais ce que j’ai constaté, c’est d’abord un très fort soutien populaire. »

A propos d’un éventuel Frexit

« Ce que je crains c’est l’effondrement d’un projet européen au moment même où le monde est plus dangereux que jamais, et où nous avons besoin de se serrer les coudes. »
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« Il y a une montée des extrémismes dans beaucoup de pays européens et le doute, la colère s’y installent. »
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« Je propose un nouveau projet européen reposant sur une initiative franco-allemande autour de 4 priorités qui sont : l’indépendance de notre monnaie ; des frontières européennes réelles ; une défense commune pour faire face au totalitarisme islamique ; une politique commerciale plus puissante, incluant le principe de réciprocité. »

A propos du « risque » Marine Le Pen

« Plus il y a de désordre, plus la polémique se poursuit sans qu’on ne parle du fond, plus le risque est grand. »
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« Le programme de Madame Le Pen mettrait en 6 mois la France par terre. Il ruinerait les épargnants car la sortie de la monnaie européenne va se traduire par une inflation immédiate qui toucherait les plus modestes de plein fouet. Cela sans parler du fait que la France a une dette abyssale qui n’est couverte que grâce à la politique de la BCE. »
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« Si elle est contrainte de ne pas quitter l’UE par l’environnement internationale, c’est que son projet n’a aucune réalité. Ce n’est donc pas quelqu’un qui est apte à diriger notre pays. »

A propos des relations internationales avec la Turquie

« La vraie question n’est pas directement celle des meetings. Concernant ces derniers nous aurions dû faire preuve de plus de solidarité avec nos voisins allemands et néerlandais. La question de fond, c’est : est-ce que la Turquie est européenne, et a-t-elle vocation à rentrer dans l’UE ? Ma réponse a toujours été la même, c’est non. Il s’agit d’une grande nation mais qui n’a pas sa place dans l’Union. Il faut donc arrêter les négociations et avoir le courage de dire au gouvernement turc qu’il n’y aura pas d’adhésion et qu’il faut entreprendre un dialogue d’une autre nature. »
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«On ne peut pas vivre sur le coup d’un chantage. Nous avons aussi des moyens de pression sur la Turquie. »
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« Quant à la question du contrôle des réfugiés, cela suppose d’avoir des frontières européennes correctement défendues. »

A propos de la décision du juge européen concernant le port de signes religieux dans l’entreprise

« Je me suis félicite de la décision qui a été prise au plan européen, qui autorise les chefs d’entreprise à mettre en œuvre des règlements intérieurs interdisant les signes religieux à l’intérieur de l’entreprise. C’est la solution que je préconise. »

A propos des possibles manifestations suite à la mise en œuvre de son programme

« L’Allemagne, la Grande-Bretagne sont deux pays qui ont mis en œuvre les réformes que je propose. Ma volonté est de redresser la France comme cela a été fait dans ces deux pays. »
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« Les Français réclament, attendent des réformes profondes ; qu’on leur dise la vérité… »
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« Il y a 5,6 millions emplois publics en France. Mon projet consiste à réduire par non remplacement des départs à la retraite 8% de cet effectif sur 5 ans. Je le ferai partout où c’est nécessaire. Je le propose car nous avons une dette insoutenable. C’est tout à fait possible. Je propose s’agissant également de la fonction publique, qu’il y ait une négociation autour de l’augmentation du temps de travail car la seule manière de sortir notre pays de la difficulté est de s’aligner sur les autres pays européens en la matière. On ne peut pas avoir le privilège d’être le pays où on travaille le moins et d’être le pays où on dépense le plus. »

A propos de sa capacité à endosser le costume présidentielle

« Lorsque je vois les autres candidats, je laisse les Français juges. Ils savent ce que j’ai fait, quel a été mon parcours … »

A propos de l’affaire des chantiers (clause Molière)

« Je ne critique pas ceux qui sont favorables à la clause Molière car je désire aller plus loin. Je veux une remise en cause complète du statut de travailleur détaché. Les travailleurs détachés doivent être payés au même niveau que ceux de chaque pays. Il ne doit pas y avoir de dumping social se traduisant par l’élimination de travailleurs français sur des chantiers français. Il faut donc renégocier la directive concernant leur statut. »

A propos de Baroin – Premier ministre ?

« Tout est possible. François Baroin est un homme de grande qualité. Mais quoi qu’il en soit, il faut d’abord gagner l’élection présidentielle. »

A propos de Trump

« Il n’est pas dangereux mais imprévisible. Trump fait peser une incertitude sur les relations transatlantiques. Nous devons profiter de cette occasion pour renforcer la souveraineté européenne »