La revue de presse… On brise un « Off » pour commencer cette revue de presse…
Un « off » sorti de la bouche de… Bruno Roger-Petit, très en verve ici le matin, même après être sorti du studio !
Que nous répétait-il alors ?
Qu’Emmanuel Macron n’aimait pas les journalistes politiques…
Etriqués. Sans fond. N’ayant de goût que pour la politique politicienne…
Tous les journalistes politiques ? Non, sauf un… Bruno Roger-Petit justement choisi pour exercer les fonctions de porte-parole du président de la République…
L’affaire fait grand bruit dans les journaux, des pages entières, dans Le Figaro, Le Parisien, Libération pour déplorer une confusion des genres qui renforce le soupçon… Un commentaire au passage dans La Charente libre : « Loin des milieux parisiens incestueux, pas grand-monde ne connaît BRP », qualifié dans ce journal d’auteur d’éditos complaisants, et dont le titre de gloire fut d’avoir été le seul journaliste (encore !) à avoir été invité à La Rotonde le soir du premier tour de la présidentielle…
Il y a un point sur lequel La Charente libre se trompe : Bruno Roger-Petit est connu bien au-delà des « milieux parisiens incestueux » !
Grâce à ses duels légendaires sur Radio Classique avec Philippe Tesson !
S’il est encore question dans la presse du grand mercato de l’été dans le foot… « Des transferts qui changent tout, des sommes vertigineuses jamais atteintes dans l’histoire du foot », explique Le Figaro…
…le grand mercato médias-politiques prend le dessus !
Car ça marche dans les deux sens : de nombreux politiques rejoignent des médias cette année…
Comme si cette reconversion médiatique était le meilleur moyen pour rester encore un peu visible, commente Libé.
Drôle, le dessin du Canard Enchaîné. Pancho croque Guaino, Filipetti, Raffarin, Gantzer, Garrido qui deviennent chroniqueurs.
Tous de s’exclamer : « Faute de mieux, on prend le 4ème pouvoir »…
Moins drôle et toujours dans Le Canard Enchaîné, cette citation de Raquel Garrido, porte-parole des Insoumis et épouse d’Alexis Corbière qui était votre invité il y a un instant Guillaume : elle a affirmé samedi à Marseille : « Nous n’allons pas attendre 2022 pour gouverner. Notre vocation à gouverner existe à tout moment ! »
Commentaire du journal satirique : A bas le coup d’Etat social, vive le coup d’Etat tout court !
Voilà qui nous amène aux propos directs d’Emmanuel Macron hier devant les ambassadeurs…
Propos très directs sur la « dictature » au Venezuela et le terrorisme « islamiste », souligne L’Opinion…
Sur le Venezuela, Emmanuel Macron visait, sans le nommer, Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis, leurs « complaisances », a-t-il dit…
L’Humanité critique l’emploi du mot dictature à propos du Venezuela, et le met entre guillemets !
Autre propos direct sur le terrorisme « islamiste », « adjectif que j’assume parfaitement », a déclaré le Chef de l’Etat…
Adjectif que l’on retrouve à la Une du Figaro…
« Macron fait du terrorisme islamiste l’ennemi numéro 1 »
Double lecture du Figaro en fait. Dans l’éditorial, Arnaud de La Grange déplore que le président ait dû préciser qu’il ‘assumait’ cet adjectif… Comme si ce n’était pas une évidence. Comme si bien nommer l’adversaire n’était pas la seule façon de bien le combattre »…
Et en même temps… Page deux cette fois, Le Figaro applaudit bien fort que le président appelle un chat un chat, fasse sauter les tabous, les idéologies et les ambiguïtés du politiquement correct, « l’angélisme » (mot employé par Emmanuel Macron) qui nie le lien entre le terrorisme et un certain islam…
Sur ce point, Charlie Hebdo revient sur la polémique déclenchée par sa dernière couverture après l’attentat à la voiture bélier à Barcelone (« Islam, religion de paix… éternelle »)
Charlie assume bien sûr, Riss balaie les accusations d’amalgame entre la religion musulmane et la mort, il voit (il l’écrit dans son édito) les musulmans prisonniers d’un Coran dont ils n’ont pas encore trouvé la sortie.
« Dès que les mots Coran, islam, Mahomet sont prononcés, tout le monde rentre la tête dans les épaules et baisse le regard. L’air de rien, la pensée en France semble de moins en moins influencée par Voltaire ou Hugo, mais de plus en plus par les frères Kouachi, les deux tueurs de Charlie » Fin de citation de Riss…
Politiquement correct encore, Nicolas Sarkozy en a parlé hier à Reims en inaugurant un stade de foot…
En rendant hommage à Raymond Koppa, « si différent du politiquement correct qui nous tue, si différent de ces artistes, de ces sportifs, de ces politiques qui ne disent rien parce qu’ils ne pensent rien », a lancé Nicolas Sarkozy…
Ensuite, dans les vestiaires, rapporte Le Parisien, il a lancé aux joueurs : « Profitez à fond… Ca se passe beaucoup plus vite que vous ne le croyez… Demain matin, c’est fini… »
Précisant qu’il avait fait cet été 1.500 km à vélo sur les routes du Var, Nicolas Sarkozy a insisté (du Sarkozy dans le texte) : Après votre carrière vous ne garderez que les bons souvenirs et vous vous direz : « J’y étais ! Comment ça se fait que c’est passé si vite ? »