La revue de presse… Choisir son bulletin pour le second tour semble difficile à bien des électeurs…
A gauche, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon font face à un choix qu’ils qualifient de « douloureux ». « Cauchemar pour les insoumis », raconte Le Monde qui les a rencontrés à Toulouse…
De leur côté, les militants LR rechignent à suivre les consignes de leur parti (faire battre Marine Le Pen). Reportage cette fois à La Ciotat…
Le contraste est saisissant avec les prises de position qui se multiplient dans les journaux, comme celle de l’archevêque de Poitiers, Mgr Pascal Wintzer, dans La Croix : « Je voterai contre Marine Le Pen », ou celle de Jean d’Ormesson dans Le Figaro : « Je voterai pour Emmanuel Macron ».
« L’accession au pouvoir de Marine Le Pen serait un malheur, non seulement pour la France et les Français dont le niveau de vie baisserait aussitôt, mais pour l’Europe entière et sans doute pour un monde qui nous regarde avec stupeur », écrit l’écrivain qui appelle à voter pour le candidat d’En marche ! « la tête haute et l’espérance au cœur ».
Dans le même journal, Valérie Pécresse appelle aussi à voter Macron (pour battre Marine Le Pen et viser la cohabitation)
Les divisions à droite (entre progressistes et conservateurs dit le journal) sont passées au crible par Libération pour qui on ne peut pas seulement interpeller le camp Mélenchon…
On attend tout de même une clarification de Jean-Luc Mélenchon aujourd’hui…
Juste une explication…
La tentation de renvoyer dos à dos Emmanuel Macron et Marine Le Pen perce chez certains de ses soutiens…
Retour à Toulouse où Lucille, une jeune animatrice de centre de loisirs, refuse de choisir, dit-elle « entre la peste et le choléra ».
La formule a son histoire, rappelée par Les Echos. Historiquement, cette tentation rappelle la voix choisie par le Parti communiste français au début des années 30…
Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, avait déclaré le 6 février 1934 : « Le fascisme nait de la démocratie bourgeoise. Entre le choléra et la peste, on ne choisit pas. »
Aujourd’hui, L’Humanité exprime une tout autre vision, et tranche avec les atermoiements mélenchonistes… L’édito du journal communiste avertit que tracer un signe d’équivalence entre les deux derniers candidats en lice serait funeste. Et appelle à la défaite la plus large de Marine Le Pen (ce que disait Jean-Luc Mélenchon… en 2002 !)…
Dans le camp Mélenchon, un scénario agite certains esprits…
Oui, j’ai lu ça dans Libération : « La bande à Mélenchon a une théorie : Macron va rafler la présidentielle mais ne va pas aller au bout de son quinquennat. La faute à une majorité impossible qui l’empêchera de gouverner. Et dans ce cas, Mélenchon tomberait du ciel tel un sauveur pour libérer la République »…
Les législatives sont une grande interrogation, l’est également l’évolution de l’humeur du pays alors qu’hier des lycéens parisiens ont défilé aux cris de « Ni Marine, ni Macron… Ni patrie, ni patron « , pour signifier que le duel du second tour ne leur convenait pas.
Ces manifestations ajoutent à la tournure dramatique que prend la campagne du second tour où tout semble désormais possible, selon Le Parisien inquiet de voir beaucoup de Français réclamer du sang et du KO debout.
Dans ce contexte, une décision de la justice européenne ne va pas aider…
La lutte contre la fraude au travail détaché a été mise à mal hier par la Cour de justice de l’Union européenne… Un vrai chiffon rouge, une provocation, souligne Le Figaro économie.
Dans le contexte électoral que l’on connait, un mauvais coup pour la France qui a concentré ses efforts contre la fraude.
Pour résumer, même en cas de fraude avérée, il ne sera plus possible de renvoyer des travailleurs détachés dans leur pays…
Ainsi, résument Les Echos, la compagnie aérienne Ryanair qui a fait du dumping social son moteur économique, se trouve confortée dans son refus de payer des charges en France…
Un petit détour par la Rotonde, la encore plus fameuse brasserie parisienne…
Les curieux s’y pressent, raconte Le Parisien. Tout le monde veut voir là où Emmanuel Macron a réuni ses proches dimanche soir.
Des flâneurs s’arrêtent pour scruter la carte, des badauds prennent un café, des habitués reviennent… Le personnel est fatigué des équipes de télé qui débarquent encore, et l’article du Parisien nous apprend qu’hier matin étaient attablés… Fabrice Lhomme et Gérard Davet, les deux célèbres journalistes d’investigation auteurs d’Un président ne devrait pas dire ça…
Etaient –ils en planque, sur un coup ?
Je peux leur dire, c’est public, que le premier menu de la formule déjeuner est à 19 euros 90…
On termine en musique, la musique classique c’est trop cool… ça c’est dans Le Parisien magazine…
Rencontre avec une nouvelle génération de virtuoses de moins de 30 ans qui attire les foules en jouant Bach ou Vivaldi… Et dépoussière la grande musique…
Ils nous font sortir du cadre feutré de la musique classique… Je vous en présente 2 : Julie et Camille Berthollet, deux soeurs d’Annecy, on les voit poser dans le lac avec leurs violons et violoncelle…
19 et 18 ans… Et 100.000 albums vendus… A leur programme, des pièces courtes, comme le Vol du Bourdon de Rimski Korsakov.
Michel Grossiord