La Revue de Presse du jour – 24/02/2017

La revue de presse… Jour après jour, Emmanuel Macron continue d’occuper l’espace médiatique !

Son alliance avec François Bayrou n’a pas encore quitté les Unes des journaux (ce matin, celle de La Croix annonce tout de go « une nouvelle dynamique au centre »)…
Mais voici son projet économique « pour un nouveau modèle de croissance » ! Manchette des Echos et longue interview d’Emmanuel Macron…
Quelle différence voit-il entre lui et François Fillon ? « Contrairement à François Fillon, je ne crois pas dans la purge et le rétablissement du pays contre lui-même ».
Ce qui le distingue de Benoît Hamon ? « Contrairement à lui, je n’accepte pas la défaite quant au travail ».
Emmanuel Macron estime que le taux de chômage peut raisonnablement être ramené à 7% à la fin du prochain quinquennat : davantage de flexibilité (Je n’ai pas peur du mot), des droits au chômage maintenus et même élargis mais « un contrôle drastique », un gros investissement dans la formation, une baisse des charges…
L’Etat sera mis sous tension : les fonctionnaires territoriaux devront faire leurs 35 heures, 120.000 postes seront supprimés.
L’objectif est aussi de rester dans les 3% de déficit, d’où ce commentaire inspirée de Cécile Cornudet : le candidat christique veut rester dans les clous…

On apprécie l’image en effet…

Alliance Macron-Bayrou d’un côté, mariage rose-vert (Hamon-Jadot) de l’autre… Le paysage se précise avec toujours Marine Le Pen en tête : étonnement de Libération sur la fidélité de son électorat malgré les dossiers judiciaires : « Mains sales, tête haute ».
La Croix de s’interroger aussi : pourquoi certaines affaires prennent une grande ampleur quand d’autres glissent sur les intéressés comme les plumes d’un canard ?
La moralisation de la vie politique peut-elle être une arme électorale ? s’interroge L’Opinion. Cette stratégie (au coeur de l’alliance Macron-Bayrou) est souvent invoquée, jamais gagnante même si elle est plus en phase avec le contexte actuel.

Une nouvelle affaire Théo est-elle en train de naître dans la presse ?

Il y a l’interpellation policière du jeune homme à Aulnay-sous-Bois, « féroce et inexcusable », comme le souligne Alain Finkielkraut qui aimerait néanmoins (sa chronique est dans Le Figaro) que ne tombe pas pour autant dans l’oubli le quotidien de la police (attaques à coups de barres de fer, jets de plaques d’égoût…)
Déconnectée du viol présumé de Théo, voilà que l’on découvre une enquête financière sur la famille du jeune homme…
Une « affaire sensible qui embarrasse les autorités jusqu’au sommet de l’Etat », précise Le Parisien qui révèle cette enquête préliminaire pour suspicion d’abus de confiance et escroquerie, ouverte en juin dernier.
La famille de Théo avait créé à Aulnay sous Bois une association de prévention de la violence dotée en deux ans et demi de 678.000 euros de subventions d’Etat par le biais de contrats d’accompagnement à l’emploi (8 membres de la famille de Théo, dont lui-même, en ont profité).
Les enquêteurs se demandent s’il s’agit d’un système familial d’escroquerie aux aides publiques, les investigations se poursuivent.

Enfin, « sacrée soirée » en perspective !

Sacrée soirée des Césars du cinéma… 42ème édition… Le Figaro est très ironique et fournit un manuel de survie pour tenir jusqu’à la fin.
A chaque édition, une star américaine est punie. Sanction : un César d’honneur. George Clooney aura intérêt à se gaver d’expressos pour tenir le coup. Il a un fournisseur attitré. Ca lui apprendra à jouer dans un film titré Avé, César !
La soirée sera dédiée à Jean-Paul Belmondo. Dans son portrait En vue, Les Echos fête la beauté du Magnifique, son charme, son insouciance… Il oublia un jour dans une chambre d’hôtel le Warhol que l’artiste venait de lui offrir…
Bebel a incarné l’identité heureuse. « La France, c’est moi, c’est vivre ensemble, bien rigoler » !
Bébel président !

Michel Grossiord