La Revue de Presse du jour – 19/02/2018

La revue de presse… avec en vedette quelques personnalités qui ont des soucis d’image !

Quoi ma gueule, chantait Johnny… Je vous donne le trio dont il est beaucoup question dans les journaux : Laurent Wauquiez, Gérard Collomb et Anne Hidalgo…
Chacun a un souci d’image…
Laurent Wauquiez. Peut-on légitimement se demander s’il a voulu faire le buzz avec ses sorties explosives devant des étudiants en commerce de Lyon ?
Une partie des observateurs le pense : il n’est pas une oie blanche, alors il a monté cette opération, assure Paris-Normandie… Calcul délibéré, estime aussi Nice-Matin…
Si le président des Républicains entend parler cash (sauf dans les médias apparemment à qui il réserve du « bullshit », des conneries), force est de constater que sa sortie sans langue de bois lui est très vite revenue comme un boomerang, l’obligeant à présenter des excuses à Nicolas Sarkozy…

Il a passé un coup de fil à l’ancien président samedi matin…

Nicolas Sarkozy était furieux, raconte Le Figaro… Et pour cause : Laurent Wauquiez a affirmé qu’il avait mis ses ministres sur écoutes…
L’ex Chef de l’Etat l’a très fraîchement accueilli, et lui a tenu de vifs propos avant de « prendre bonne note des excuses ».
Laurent Wauquiez s’est livré à un crime de lèse-majesté bien mal habile, tranche L’Opinion.
Il s’est conduit comme un bleu… d’Auvergne, ironise Le Midi Libre quand La Presse de la Manche lui reproche des propos acides, méprisants et prétentieux.
Leçon de tout cela : se souvenir, à l’instar de Sud-Ouest, le conseil de Louis XIV au Dauphin : « Il est parfois malaisé de parler sans dire quelque chose de trop »…

Autre personnalité en vedette ce matin : Gérard Collomb…

Monsieu tape-dur, titre Libération, journal tape-dur sur le ministre de l’Intérieur qui présente mercredi sa loi immigration.
L’ancien socialiste, bad cop, est devenu « archimacroniste, sans état d’âme », mais la majorité elle-même semble troublée par la sévérité du projet, souligne Libé.
Gérard Collomb a préféré répondre à La Croix, journal critique sur le projet de loi asile et immigration, mais au ton moins incisif. Que dit le ministre de l’Intérieur au sujet des déboutés du droit d’asile (plus de 6 sur 10) qui se retrouvent en situation irrégulière sur le territoire ?
« Si vous ne règlez pas un certain nombre de problématiques, en faisant respecter la loi, en étant accueillant d’une part, mais en expulsant ceux qui n’ont pas droit à être accueillis, vous générez un mouvement qui conduit à l’extrémisation des esprits. »
Pour rééquilibrer le message, le gouvernement joue aujourd’hui « la bienveillance avant la sévérité », explique Le Progrès de Lyon… Edouard Philiippe va mettre l’accent sur l’accueil des réfugiés, leur insertion, lors d’un déplacement à Lyon, la ville de Gérard Collomb, ce qui permettra à ce dernier de jouer le maître de cérémonie bienveillant…

Après Laurent Wauquiez, Gérard Collomb, Anne Hidalgo face à une question d’image…

On reconnaît et déplore à la mairie de Paris un « Hidalgo bashing » depuis quelques semaines…
Saleté, pollution, délires bobo…
Une pierre supplémentaire jetée par Le Figaro, qui mobilise cent écrivains (de toutes tendances politiques) pour s’indigner contre la décision de la mairie de Paris de ne pas accorder de sépulture à Michel Déon…
« Sa présence à Paris, comme celle de Proust, Stendhal, Baudelaire, Sartre, contribuera au prestige déjà grand d’une ville indissociable de notre histoire intellectuelle et littéraire », lit-on…
Ils demandent à la maire de trouver une solution digne pour honorer la mémoire de cet écrivain dont l’œuvre, la personnalité, le rayonnement international ne méritent pas cette situation déplorable. Texte signé par des esprits aussi divers que Kundera et Sempé, Antoine Gallimard et Yasmina Reza, Bernard Henri-Lévy et Michel Houellebecq, Erik Orsenna et Philippe Labro…
Officiellement, la maire de Paris dit non en brandissant le Code général des collectivités et même les principes fondateurs de la République (Déon ne vivait pas à Paris, il est mort en Irlande) mais est-ce un mort trop à droite, s’interroge Le Dauphiné libéré

Parlons un peu de quelques personnalités qui ont bonne presse ce matin ? On en trouve ?

Un homme canon…
Un homme pour l’éternité…
Martin Fourcade. Le plus en vue à la Une des journaux…
Premier Français à remporter 4 médailles d’or aux Jeux Olympiques…
Mieux que Killy.
En constante quête de perfection, raconte L’Equipe, Martin Fourcade a tous les atouts : il anticipe tout, il phosphore sans cesse, il soupèse ses réponses (ne lâche jamais une phrase au hasard devant un journaliste… Quand on lui pose une question délicate, il s’enquiert de savoir si sa réponse est on ou off), il ne procastine pas, il soigne son jeu d’acteur, il ne débranche jamais…
Quel homme.. canon, en effet…
Il a fini par imposer sa marque sur les Jeux, malgré une fébrilité inhabituelle, observe Le Monde…

Autre figure à faire à la Une, mais car il nous a quitté brutalement : le violoniste de jazz Didier Lockwood…

Compositeur, interprète, Didier Lockwood eut une carrière marquée par l’éclectisme…
Il est mort hier à 62 ans d’une crise cardiaque alors qu’il avait joué la veille à Paris…
Très impliqué dans l’éducation à la musique, s’inquiétant d’une jeunesse formatée par la technologie moderne et « en panne de sens », le violoniste reçoit un hommage appuyé de Nord Eclair et de La Voix du Nord… il était aussi une figure emblématique de Calais…
Remarqué à ses débuts par Stéphane Grapelli, Didier Lockwood avait trouvé avec ce dernier son mentor…

Michel Grossiord