La revue de presse… Avant de parler de la Journée des Droits des femmes, très présente dans les journaux, d’autres questions fondamentales abordées sans détour par… Bernard Tapie !
La maladie, la mort, l’argent, les parents, la politique, les affaires, la vie…
« La grande confession », annonce Le Point sur une photo de Bernard Tapie. Visage marqué par l’épreuve de son cancer, de l’intervention chirurgicale et de la chimiothérapie…
Le professeur Sarfati lui avait dit 3 jours avant l’opération : « Je dois vous prévenir, cette opération, c’est comme si vous passiez sous l’autobus… »
-Je n’ai pas compris sur le coup, mais depuis j’ai réalisé… » confie l’homme d’affaires dont on oublie justement (en le lisant) les affaires qui lui collent aux semelles depuis des années…
Personnage décrié, méthodes condamnées… Mais on est confronté, dans Le Point, à la vérité d’un homme lucide, et en même temps formidablement combattif…
D’ailleurs, il le dit aussi à L’Equipe qui l’a joint hier au téléphone pour avoir son avis sur l’avenir du PSG… Pour le PSG, la Ligue des champions, « je suis optimiste pour la suite », dit Tapie…
Et pour lui-même ?
« Je vais moyen. Je ne suis pas optimiste. Je suis lucide. Mais je fais le match. Il se passera ce qui se passera. Je suis obligé de me battre. »
Propos tenus hier au téléphone. Pour l’entretien du Point, il y a eu 4 rendez-vous chez lui à Paris.
La découverte de sa maladie après une fibroscopie. « Dans ces cas-là, personne n’échappe au coup de tonnerre ». « Le match de ma vie. J’ai bien l’intention de continuer. Je n’ai finalement que 75 ans »…
Comment voit-il la vie maintenant ?
« Quand tu as la santé et qu’autour de toi, ils l’ont aussi, putain, chaque jour qui se lève, c’est une fête. Va au boulot heureux. Les ennuis que tu as depuis avant-hier, tu t’en fous. La vie est trop belle. Mais n’attends pas d’avoir perdu la santé pour te rendre compte qu’elle est essentielle ».
En ce 8 mars, journée des Droits des femmes, le sujet est partout très présent !
Dessin ironique de Ranson dans Le Parisien, journal bien sûr qui défend la cause des femmes en cette année du changement…
3 hommes s’adressent à une femme : Pas question de revenir sur notre statut !
-Zêtes cheminots ? demande la femme…
-Non, on est des mecs…
Il s’appelle Dominique… Oui c’est un homme… Dominique Jung, auteur de l’éditorial des Dernières nouvelles d’Alsace, titré Les porcs et la gazelle !
Il ne défend pas son statut de mec mais met en garde contre un insidieux glissement dialectique : Attention à ne pas accréditer l’idée que la femme appartient à la catégorie péjorative des proies tétanisées. Attention à ne pas mettre en cause la mixité conquise de haute lutte depuis un siècle en Europe. Attention à ne pas encourager une politique de ségrégation propre à séduire les fanatiques d’Arabie saoudite et les puritains des Etats-Unis…
Ce risque du retour du puritanisme est évoqué en ce 8 mars…
Il est balayé, dans Le Monde, par la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa : « L’égalité femmes-hommes, c’est le contraire du puritanisme, c’est se battre pour la liberté des femmes et des hommes et ça n’a rien de puritain ni de moralisateur », assure-t-elle…
Violences sexuelles, inégalités salariales, toute la presse appelle à plus de volontarisme.
Mais l’occasion nous est donnée de parler des « invisibles ». Pas de porte-voix, pas de ruban blanc pour les Philippines qui ont dû abandonner leurs enfants au pays pour venir travailler dans les beaux quartiers à Paris.
Le gros magazine 6 mois, qui montre le 21ème siècle en images, consacre un long reportage photo sur ces vies passées à servir. « La condition de domestique est leur destin, disent ces jeunes femmes qui travaillent pour de riches familles ». L’envers du décor du business de l’exil : un Philippin sur 10 gagne sa vie et celle de sa famille au bout du monde. Les femmes les moins qualifiées partent comme femmes de ménage, nounous ou serveuses vers la France, l’Italie, Singapour, Hong-Kong et le Moyen-Orient…
Quelques femmes célèbres sont en vedette dans la presse du jour…
Dans le désordre, Julie Gayet, Marine Le Pen… Marlène Schiappa encore, mais côté people : dans Paris-Match, elle présente Cédric lors d’une promenade au soleil sur les quais de Seine. « Couple harmonieux ». « J’accepte d’être son homme de l’ombre », dit Cédric. Un peu moins ce matin…
Mais en couverture de Match, c’est Julie Gayet qu’on découvre sous le soleil de Los Angeles après 5 années à l’ombre de l’Elysée. « La fonction de première dame est sexiste », dit l’actrice-productrice. C’est un job qui oblige à arrêter son métier. Et en plus on ne touche pas de salaire ».
Cela, il lui était impossible de l’envisager.
Mais dans l’ombre de l’Elysée, durant ce quinquennat « qui a été d’une violence folle », Julie Gayet a œuvré : « J’’essayais de redonner de l’énergie au président (elle ne dit pas à François), de prendre soin de lui, d’être à l’écoute »…
Vous avez cité Marine Le Pen ? Rien à voir avec la journée des droits des femmes…
Non, mais elle s’exprime sur une page du Figaro… Question violences familiales, elle a des choses à dire… Les assauts du père très en verve pour dire qu’elle lui fait honte…
-J’ai vu passer quelques mauvaises feuilles (de ses Mémoires), dit-elle. Dans un livre qui s’arrête en 1972 (j’avais 4 ans), il arrive à dire du mal de moi. Il fallait être sacrément motivé.
Elle assure ne pas avoir d’acrimonie envers son père (J’ai adulé cet homme).
Et envers sa nièce ? « Il faut arrêter de suspecter Marion Maréchal-Le Pen de duplicité. Je ne crois pas qu’elle ait un agenda caché ».
Manchette du Monde hier soir : L’image dégradée de Marine Le Pen handicape le FN…
Notre (petite) contribution à ce 8 mars, en musique !
Ministère cherche compositrices, nous apprend Le Parisien.
Qui trouve- t-on au programme des festivals? Mozart, Beethoven, Bach, Chopin…
Seules 2% des partitions sont signées par des femmes… Héritage d’un répertoire essentiellement masculin, du Moyen Age au XXème siècle…
Néanmoins, il y a des noms à retenir, à valoriser…
Clara Schuman, effacée par l’œuvre de son mari, Robert… Elle a publié 23 opus dont un très beau concerto pour piano…
Fanny Mendelssohn, qui s’est battue pour publier ses œuvres, parfois éditées sous le nom de son frère Felix…
Michel Grossiord