La Revue de Presse du jour – 06/03/2018

La revue de presse…  Du lyrisme, de l’espoir, du rêve…  Dans quelles pages des journaux avez-vous trouvé tout ça ?

Pas dans les pages consacrées à l’Europe, touchée par un nouveau désaveu, un nouveau séisme : la poussée populiste cette fois en Italie…
Mais dans les pages consacrées au football, à l’Europe du foot… la Ligue des Champions… En ce jour où le PSG joue son avenir, est « au pied de la montagne » comme on le lit (Le Réal Madrid), l’heure est au lyrisme…
Mieux vaut prendre un peu d’avance tant la remontada est incertaine…

Ouvrons d’abord L’Equipe…

On y croit à L’Equipe à cette remontée malgré 2 buts de retard, malgré l’absence de Neymar…
Avec des si… et un sinon, maniés par Vincent Duluc !
« Si Paris est ce soir renversant sans le joueur  qu’il a recruté pour se donner une chance de l’être, alors il se dira qu’une équipe est toujours plus grande qu’un joueur… »
« Sinon cela soulignera une part de malchance, et l’immense part aléatoire de la stratégie du PSG : le club qatari aura investi 222 millions d’euros sur un joueur qui lui aurait essentiellement permis de battre Angers… »
Des si, un sinon, et des pourquoi ! Pourquoi douter !…

Ca c’est Le Parisien, qui veut aussi y croire !

Oublions les statistiques, les experts boudeurs, les rabat-joie…
Pourquoi oser si l’on ne croit pas en ses chances ? interroge Nicolas Charbonneau.
Pourquoi courir si l’on pense ne pas arriver au bout ?
Pourquoi s’engager si l’on imagine s’arrêter en cours de route ?
Pourquoi défier si l’on est sûr de perdre ?
(Ca n’est pas fini… On se croit presque dans les vestiaires du Parc avant le match)
Pourquoi construire si l’on est perplexe ?
Rien n’est gagné ? C’est justement ce qui peut donner l’élan !
Ne pas douter un instant, c’est ce qui donne la force !
Le Parisien ne doute pas un instant, c’est sa manchette, que c’est « L’union sacrée derrière le PSG »…
L’union sacrée ? Pas tout à fait…

Il y a en France des supporters des Espagnols ?!

Un journal attend même que les Espagnols terminent le travail au Parc des princes….
Quel journal ? Facile, il suffit de regarder du côté de Marseille : « Tous derrière Zidane ! », l’entraîneur du Real Madrid, l’enfant de la Castellane, lance La Provence qui juge, comme les supporters de l’OM, ses lecteurs, qu’une élimination du PSG aurait une saveur particulière… et mettrait le « PSG du Qatar » en péril !

Revenons à l’Europe politique… Un cataclysme s’est produit !

Le choc en Italie avec la percée des partis antisystème…
L’onde de choc pour la construction européenne dont la « décrépitude », selon le mot de La Croix, doit être combattue…
Libération illustre sa Une avec « l’Italien qui fait trembler l’Europe », Mattéo Salvini, le leader populiste de la Ligue, l’allié transalpin de Marine Le Pen…
Trois façons d’expliquer le ressentiment des électeurs italiens :
-L’Humanité donne les raisons d’un « désastre à l’italienne » : austérité, crise politique, racisme…
-Racisme ? Pour La Croix, les Italiens ont exprimé leur colère de se retrouver seuls face à la crise migratoire…
-Mais Le Figaro souligne que les formations anti-immigration ont surfé sur le rejet du multiculturalisme… la crainte de perdre ce que le chercheur Dominique Reynié appelle « son patrimoine immatériel ».

Emmanuel va devoir tenir compte de la leçon italienne…

A lui, avec Angela Merkel, de faire la preuve que des solutions raisonnables peuvent répondre aux peurs et colères des peuples, écrit Dominique Seux dans Les Echos.
Le président français doit tirer pas moins de 7 leçons des élections italiennes, selon Jean-Dominique Merchet dans L’Opinion…
Attention au succès de l’étoile filante (référence à Mattéo Renzi, qui fut présenté comme l’incarnation du renouveau, sorte de préfiguration italienne d’Emmanuel Macron…)
Attention à l’opinion publique contre les migrants (message reçu avec la loi Collomb)
Attention à ne pas croire que les bons résultats économiques font une victoire…
Attention… aux risques de la proportionnelle, alors (rappelle de son côté Le Monde) que la France n’a échappé à une catastrophe comparable, l’an dernier que par la grâce du scrutin à deux tours…

Ce qu’il convient de relever encore dans la presse, c’est la charge de… Nathalie Baye contre Laetitia Hallyday…

L’actrice qui fut la compagne de Johnny fait connaître sa colère dans Le Figaro.
C’est direct, un uppercut… Sa fille, Laura, et David, le fils de Sylvie Vartan, étaient « les bêtes noires de leur belle-mère »…
Nathalie Baye le dit ainsi : « Johnny en a beaucoup souffert, comme David et Laura », qui se voient aujourd’hui « niés dans leur filiation artistique ».
Je crois qu’on a tous compris que les photos de la famille ou des clans réunis le jour des obsèques étaient trompeuses : « La réalité était beaucoup moins gracieuse », confirme Nathalie Baye qui désigne une seconde cible dans la famille Boudou (même si elle est visée dans son ensemble) : le frère cadet de Laetitia « que Johnny ne supportait pas » et qui est cité sur le testament !
Le frère aujourd’hui gérant de la boîte de nuit l’Amnésia au Cap d’Agde…
L’avocat  de Laetitia Hallyday avait annoncé il y a quelques jours qu’il n’accepterait plus que l’épouse de Johnny soit « vilipendée et insultée »… et que l’on suggère que Johnny était dans une situation de faiblesse…
On guette sa réaction…

Michel Grossiord