Rama Yade « La République a été violée »

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique

Rama Yade, candidate à l’élection présidentielle

Invitée de Renaud Blanc

Affaire Théo : « La République a été violée »

Extraits :

A propos de l’affaire Théo et de l’embrasement des banlieues

« Les banlieues sont la mauvaise conscience de la gauche. Mais aucun camp politique n’a de réponse à donner à l’autre. Ces jeunes ne trouvent pas de réponse chez les politiques mais dans la casse. Les politiques sont donc tous en dehors du coup. »
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« On ne répare pas la République avec des rustines. Partout où ça va mal, la réponse est sur le terrain et dans la proximité. »
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« Pendant que les banlieues brûlent, les campagnes sont écrasées par le même mépris. Les maires de la ruralité sont abandonnés. Deux France se font écho dans le même malaise. C’est trente ans de renoncement et d’abandon politique auquel nous assistons. Nous payons cash cet abandon par la République. Le silence est la seule réponse audible du gouvernement. »
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« Ce n’est pas une jeunesse immigrée, on ne peut les renvoyer chez eux. Ce sont nos enfants. »
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« Je plaide pour une police de proximité appuyée par une garde nationale et pas seulement une police d’intervention sujette aux bavures. »
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« Dans cette affaire ce n’est pas seulement le jeune Théo qui a été violé et humilié, c’est aussi toute la jeunesse des quartiers. La République a été violée. »
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« Une enquête dira ce qu’il en est mais les faits sont tels qu’on a un jeune homme sur un lit d’hôpital avec 10cm… Il a fallu que le maire d’Aulnay le présente comme un jeune homme exemplaire pour que les avis changent. »
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« Plutôt que de la désigner du doigt dans son ensemble, je pense que c’est à la police de faire le ménage dans ses troupes pour montrer qu’elle plaide l’exemplarité pour ne pas être associée à ceux commettant de tels actes. »

A propos de sa campagne

«Je vais voir les maires indépendants qui s’avèrent représenter les campagnes françaises.»
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« Je ne peux faire autrement que de porter un projet de réconciliation national. »
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« Autant les banlieues ont été oubliées par la gauche, autant les campagnes ont été oubliées par la droite. Et l’ensemble s’est réfugié soit dans l’abstentionnisme, soit dans l’extrême droite. Mais dans ces campagnes, il y a une volonté d’abandon. Les Français doivent savoir qu’on veut supprimer les communes, seules communautés de vie qu’ils reconnaissent. »
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« Ma fonction fait de moi une experte concernant les campagnes et, en outre, je comprends les quartiers populaires. »

A propos de sa position sur l’échiquier politique

« Je me situe clairement au-dessus des partis. Avec la France qui ose, candidate indépendante que je suis, j’ai réuni des partis et mouvements citoyens de tous bords. Le pays est dans une urgence nationale qui doit nous éviter tout sectarisme. On a donc vocation à représenter une formation utile pour les Français. »
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« Je n’ai eu de cesse d’afficher, au mépris de toute carrière, ma sincérité politique et mon authenticité. »

A propos de sa comparaison à Marine Le Pen

« Je n’ai aucun scrupule à chasser sur les terres du FN pour aller ramener à la République les murs porteurs dont Marine Le Pen s’est emparée. »
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« Qu’il s’agisse de la laïcité, de l’école, de nos campagnes, de la ruralité, de la jeunesse, des femmes, des petits entrepreneurs… Je ne veux pas laisser les murs porteurs de la République à Marine Le Pen. »
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« Je ne veux pas qu’elle soit Présidente de la République, ni même qu’elle soit au second tour. Je désire favoriser l’émergence de nouveaux talents dans les assemblées territoriales comme nationale. »

A propos de François Fillon

« Il est clairement empêché. Je suis marrie pour lui. Il ne fait plus campagne dans la sincérité. »
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« Lorsqu’on a vécu toute sa vie dans le confort des deniers publics et qu’on en a perdu jusqu’au discernement de voir ce qui choque, c’est qu’on n’est pas en mesure de comprendre ce que vivent les Français, ce qui les tient en tenaille. »
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« Nous vivons dans un monde finissant dont il faut tourner la page. Nous devons permettre à la France d’avoir des dirigeants dignes de ce nom. Nous devons sortir de cette aristocratie politique qui a reconstruit clairement un tiers Etats. »
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« Moi présidente comme dirait l’autre, il y aurait non pas un Etat providence mais une Société providence. »