Numérique : « Il n’y aura pas de grand soir de la French tech » assure Cédric O, secrétaire d’Etat chargé du Numérique

Cedric O, secrétaire d’Etat chargé du numérique, était l’invité économique de Dimitri Pavlenko, à 7h15. Donner la capacité aux Français de dompter la révolution numérique et en être les acteurs : c’est ainsi que le successeur de Mounir Mahjoubi définit sa mission. Il considère que le « goulet d’étranglement n°1 » du secteur du numérique est le recrutement

Recrutement dans le numérique : le goulet d’étranglement n°1

« Il n’y aura pas de grand soir de la French tech » a assuré Cédric O. « Il faut se mettre en position d’être acteur de cette grande transformation et ne pas la subir ».
« Le recrutement est le goulet d’étranglement n°1 dans le secteur du numérique » a affirmé le secrétaire d’Etat chargé du numérique. Il a expliqué qu’il voulait « créer avec Muriel Pénicaud les conditions pour que les start-up puissent embaucher ». Il a rappelé qu’on compte aujourd’hui 80 000 postes à pourvoir en France, et 900 000 en Europe. L’enjeu de formation sera décisif. Parmi les domaines stratégiques dans lesquelles la France peut s’illustrer, le secrétaire d’Etat estime que « l’IA est un secteur dans lequel on peut jouer un rôle important ». Avec des chiffres très encourageants et une levée de fond anticipée qui s’élève à 4,7 milliards d’euros, Cédric O est revenu sur les 3 facteurs du succès de cet éco-système : « C’est d’abord due à cette nouvelle génération d’entrepreneurs », puis à « une humeur globale de l’économie française qui est plutôt bonne  » et enfin il a expliqué que des mesures du gouvernement comme « la réforme du marché du travail et de la fiscalité du capital » ont participé à cette réussite.

Tech for good : favoriser l’attractivité du territoire français et européen

« J’ai voulu qu’on se recentre sur la philosophie selon laquelle les entreprises du Next 40 seront les futures entreprises du CAC 40 » a expliqué Cedric O. « Il ne me semblait pas sain que ce soit l’Etat qui choisissent les entreprises » pour ne pas pas influencer des décisions d’investisseurs ou de concurrents. Il fallait selon lui des « critères objectifs ». Il considère par ailleurs que la question de la tech for good (responsabilité sociale des entreprises) est un concept qui favorise l’attractivité économique du modèle français et européen. : « Je n’ai pas voulu mélanger les critères de performance d’un côté, et ce que nous pouvons faire avec la tech for good de l’autre ».

Retrouvez la vidéo intégrale de l’entretien de Cédric O :

 

Arthur Barbaresi