Nicolas Bay : «Face à Emmanuel Macron, le vote utile et efficace c’est Marine Le Pen»

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique

Nicolas Bay, secrétaire général du FN
Invité de Guillaume Durand
«Face à Emmanuel Macron, le vote utile et efficace c’est Marine Le Pen»
Extraits :

A propos de François Fillon

«On ne peut pas dire qu’il ait dissipé les inquiétudes, la défiance même des Français qui est très grande à son égard et qui ne se limite pas à la seule question des affaires et des soupçons dont il est l’objet. Je pense qu’il y a un rejet plus profond, qui touche à son bilan quand il était à Matignon et aussi à son projet qui est très peu rassembleur.»

A propos des affaires qui touchent Marine Le Pen

«On a un litige avec le parlement européen. Il voudrait que nos assistants parlementaires se limitent à être des fonctionnaires de l’Union européenne à Bruxelles toute la journée or ce n’est pas du tout ce que les textes prévoient et nous, nous considérons que nos assistants parlementaires travaillent dans l’ensemble de notre activité parlementaire qui ne se limitent pas à ce qui se dit à Strasbourg. À un moment donné, ce n’est pas aux juges de décider qui est candidat et qui va être élu. On a aujourd’hui et c’est très grave, une instrumentalisation de l’institution judiciaire et Marine Le Pen a eu une attitude respectueuse des institutions, respectueuse de la séparation des pouvoirs, en disant qu’il n’y a pas à avoir des juges et des policiers qui en pleine campagne électorale font une véritable irruption dans la campagne avec un spectacle médiatique incessant qui vise, et c’est grave, à priver les Français d’un débat fondamental pour l’avenir du pays.»

A propos des débats prévus réunissant les 11 candidats

«C’est compliqué mais c’est la démocratie. Dès lors que ces chaines de télévision ont choisi d’organiser un débat il est logique et normal que tous les candidats qui obéissent aux règles, c’est-à-dire qui ont obtenu les 500 parrainages, puissent concourir de façon égalitaire parce que c’est la démocratie. Ce n’est pas aux médias de décider quels sont les candidats importants et quels sont les candidats subalternes. Ça, c’est aux Français de le décider. Je pense que Marine Le Pen ira à ces deux rendez-vous et présentera son projet.»

A propos du déplacement de Marine Le Pen en Russie

«Ce qui est sûr c’est que Marine Le Pen cherche à rencontrer tous ceux qui à travers le monde sont en phase avec ses préoccupations c’est-à-dire l’émergence d’un monde multipolaire, le respect des Etats souverains. Aujourd’hui on voit bien qu’il y a un peu partout dans le monde cette aspiration des peuples au patriotisme, cette aspiration des Etats à retrouver et maintenir leur souveraineté. Marine Le Pen a rencontré le président du Tchad il y a quelques jours. Elle a rencontré le président du Liban. Il n’était pas prévu qu’elle rencontre Donald Trump – elle le fera peut-être un jour mais là ce n’était pas prévu. C’est l’occasion d’une manière générale de rencontrer des responsables politiques et d’échanger la vision qu’elle porte des relations internationales. S’agissant de la Russie c’est un enjeu important.L’Union européenne a organisé des sanctions et en riposte, légitime au demeurant, la Russie a mis en place un embargo sur un certain nombre de produits qui ont pénalisé lourdement les agriculteurs, les viticulteurs, les éleveurs, en Europe, notamment en France ; Il est important de retrouver des relations internationales saines et équilibrées et Marine Le Pen ne souhaite pas du tout se mettre sous la tutelle de la Russie, elle souhaite que l’on ait des relations apaisées avec une grande puissance. Aujourd’hui avec Donald Trump à l’Ouest et Poutine à l’Est, Marine Le Pen apparait clairement comme la moins isolée des différents candidats à la présidentielle.

A propos d’Emmanuel Macron

« Emmanuel Macron ce n’est pas le renouveau, c’est le recyclage. Il est en train de recycler un à un tous ceux qui ont participé aux gouvernements de droite et de gauche et à leurs échecs. On le voit à droite avec Philippe Douste Blazy et Dominique Perben. On le voit à gauche : bientôt ce sera plus rapide de compter les ministres qui ne soutiennent pas Emmanuel Macron que ceux qui le soutiennent. (…) Vous avez Benoît Hamon qui est le candidat des frondeurs et vous avez un Emmanuel Macron qui apparaît comme le candidat du Parti Socialiste, comme le candidat de François Hollande et comme le candidat qui est le principal comptable de ce quinquennat désastreux qui s’achève. (…) Quel est son bilan de ministre de l’économie et des finances à Bercy ? 400 000 chômeurs de plus. Vous croyez qu’il peut donner des leçons d’économie aujourd’hui ? (…) Face à Emmanuel Macron, le vote utile et efface c’est Marine Le Pen. La candidature de François Fillon est affaiblie, discréditée. Pour éviter d’avoir le quinquennat de Hollande qui se poursuit 5 ans de plus, c’est Marine Le Pen pour qui il faut voter bien sûr. »

A propos d’une éventuelle défaite de François Fillon au premier tour :

«On appelle de manière générale tous les électeurs qui veulent un changement, aussi bien déçus par la droite que par la gauche, qui veulent remettre le peuple au cœur des politiques publiques, à nous rejoindre. Il est certain que les électeurs de droite, aujourd’hui, s’ils n’en peuvent plus de François Hollande et qu’ils ne veulent pas d’Emmanuel Macron c’est-à-dire de 5 ans de hollandisme supplémentaires, alors évidemment le vote utile et efficace c’est Marine Le Pen. Nous appelons ces électeurs à nous rejoindre au premier tour (…)»

A propos du débat Le Pen-Macron

«Le débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen est le vrai enjeu de cette élection présidentielle. Emmanuel Macron c’est la soumission à l’euro mondialisme, à Bruxelles, à Berlin. François Fillon n’est pas en reste d’ailleurs, ils sont tous les deux allés faire leur petit pèlerinage devant madame Merkel. Marine Le Pen, elle, défend la nation, la protection des frontières, la protection de l’économie, la régulation alors que Macron assume une démarche post-nationale, très libérale, libertaire, de dislocations de toutes les protections auxquelles les Français aspirent pourtant. Je crois qu’il y a un débat aujourd’hui est très clair entre le mondialisme dont il est l’incarnation jusqu’à la caricature – c’est l’homme du système par excellence, banquier d’affaire devenu ministre socialiste- et Marine Le Pen qui veut remettre le peuple au cœur des politiques publiques.»